Viktor Orban qualifie le cdH et le CD&V "d'idiots utiles"

Viktor Orban répond au CDH et au CD&V qui demandent son exclusion du PPE Ce sont des idiots utiles

Viktor Orban qualifie le cdH et le CD&V "d'idiots utiles"

Le Premier ministre hongrois a mis le feu aux poudres il y a dix jours en lançant une virulente campagne contre le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker (membre comme lui du PPE, la formation la plus importante au sein du Parlement européen), en accusant Bruxelles de soutenir l'immigration.

"Dans l'expression de Maxime Prévot, il est écrit 'eux ou nous'! C'est donc assez clair", a-t-elle ajouté ce matin. Viktor Orban a mis fin à la campagne contre Jean-Claude Juncker et s'est défendu dans un entretien publié dimanche par l'hebdomadaire allemand Welt Am Sonntag. Cela a poussé plusieurs membres du PPE (le cdH et le CD&V, le CSV luxembourgeois, ainsi que des formations finlandaise, suédoise, néerlandaise et portugaise) à réclamer l'exclusion de la formation du leader populiste hongrois.

Dans "Le Soir" de ce lundi, le prédécesseur de Maxime Prévot à la présidence des centristes, Benoît Lutgen, tête de liste du cdH au Parlement européen, assure pourtant que le cdH ne claquera pas la porte du PPE si le Fidesz n'en est pas exclu. "Des voix estiment qu'il y a un risque de créer une division encore plus forte au sein du Conseil européen", alors que ce dernier est par exemple "déjà bloqué sur les questions migratoires en raison de l'opposition systématique de pays comme la Hongrie ou la Pologne dirigée par le PiS de Jaroslaw Kaczynski", explique Ouest-France. Sous la législature qui s'achève, l'eurodéputé Claude Rolin a régulièrement voté différemment de la consigne du groupe conservateur de droite et centre-droite, le plus important de l'hémicycle mais en baisse dans les sondages. Un coup de tonnerre politique à trois mois des élections européennes.

Quant à savoir à qui le cdH se rallierait en cas de départ, "c'est le Bureau politique qui tranchera si le cas se pose", selon Mme Milquet.

Pour déclencher la procédure d'exclusion d'un parti du PPE, il faut que sept partis issus d'au moins cinq pays en fassent formellement la demande. Tandis que des personnalités comme Valérie Pécresse souhaitent "alerter sur la dérive de Viktor Orban", Laurent Wauquiez considère, lui, que le premier ministre hongrois a "toute sa place" au sein du PPE. Cette dernière avait, par le passé, déjà affiché sa proximité avec le MoDem (Mouvement démocrate) français de François Bayrou, qui souffle le chaud et le froid avec La République en Marche du président Macron, dont l'apport en sièges après les élections du 16 mai prochain attise la convoitise du groupe des libéraux (ALDE) présidé par le Belge Guy Verhofstadt.

Dernières nouvelles