Une agression imaginée de longue date par Michaël Chiolo — Condé-sur-Sarthe

Agression à Condé-sur-Sarthe: les trois gardes à vue sont levées

Chiolo et Chekatt avaient échangé des courriers

Depuis cette attaque les surveillants bloquent le centre pénitentiaire de Condé-sur-Sarthe.

Mardi 5 mars 2019, après l'agression le matin des deux surveillants avec des couteaux en céramique, Michaël Chiolo, 27 ans, qui purgeait une peine de trente ans et radicalisé en prison, s'était retranché avec sa compagne pendant près de dix heures dans l'unité de vie familiale de la prison. "50 agents étaient devant à 7 heures", a indiqué le service de communication régional de l'administration pénitentiaire. Les surveillants auraient été "délogés dans une vingtaine d'établissements", toujours selon le syndicat majoritaire FO. L'une des gardes à vue a été levée jeudi soir, l'autre vendredi matin, a précisé la source judiciaire. "La mobilisation passe par des blocages, des retards de prise de service, des services minimum à l'intérieur". "Notre état d'esprit, c'est qu'on veut absolument que notre cause avance, qu'ils lâchent quelque chose".

Pour le secrétaire général CGT-Pénitentiaire Christopher Dorangeville, il faut que les syndicats soient reçus par la ministre "pour mettre sur la table les difficultés que l'on rencontre au quotidien".

Connu pour sa radicalisation, surveillé par le renseignement pénitentiaire récemment mis en place, Michaël Chiolo est inscrit au fichier pour la prévention et la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT), qui compte 20.000 personnes.

"Il n'a pas du tout menacé qui que ce soit".

L'individu qui a des "antécédents pour vol" et qui "est suivi pour des problèmes psy à Alençon", selon FO, a dit aux manifestants être venu pour les soutenir et "pour dénoncer les violences de la police", a poursuivi Emmanuel Guimaraes.

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