La BCE choque les marchés en repoussant la hausse des taux

Nouveaux prêts géants aux banques : la BCE renforce son soutien à l’économie de la zone euro

La BCE annonce une série de mesures économiques pour aider la zone euro

La BCE abaisse également de +1,7% à +1,6% le PIB pour 2020 et maintient son estimation à 1,5% pour 2021.La BCE réduit également sa prévision d'inflation pour 2019 de 1,6% à 1,2%, tandis que celle de 2020 est réduite de 1,7% à 1,5% et celle de 2021 de 2021, de -0,2% également à 1,6%.

" Les indices européens devraient ouvrir en baisse ce matin dans le sillage de la clôture des marchés américains et des interrogations qui surgissent après la réunion " accommodante de la BCE " et le violent abaissement des estimations pour la croissance et l'inflation en zone euro ", ont anticipé les experts de Mirabaud Securities Genève.

Dans un contexte de tensions commerciales et d'incertitudes liées au Brexit, la croissance au sein de la zone euro a sensiblement ralenti, alimentant les craintes d'une récession, et contraint la BCE à revoir plus amplement qu'attendu ses projets de normalisation. Selon lui, les nouvelles perspectives de croissance annuelle du produit intérieur brut sont de 1,1 % pour 2019, 1,6 % pour 2020 et 1,5 % pour 2021. Le taux auquel les banques pourront profiter des liquidités de la banque centrale sera indexé sur le principal taux de refinancement (main refinancing operations) aujourd'hui à 0,00%. Depuis novembre, l'euro a décroché, tombant à son plus bas niveau depuis novembre face au billet vert à 1,1231 dollars.

A Paris, Elis a reculé de 3,97% à 13,56 euros, après des perspectives jugées décevantes.

Aux Etats-Unis, les inscriptions hebdomadaires au chômage et la productivité et coût unitaire du travail au quatrième trimestre seront dévoilés à 14h30. Les projections d'inflation sont aussi tirées vers le bas, largement sous les 2% statutaires.

En Italie, la production horaire a baissé de 0,3 % au dernier trimestre, soit sa troisième baisse consécutive.

"Tout le monde s'attendait à un discours accommodant" de l'institution de Francfort, "mais là nous avons eu un discours inquiet de la BCE qui sort un peu l'artillerie lourde préventivement", générant "un peu plus de stress sur les marchés", a souligné M. Garabédian.

Ces annonces interviennent près de quatre ans après le lancement par la BCE d'un programme massif d'achats d'actifs d'un montant total de 2.600 milliards d'euros destiné à éviter l'enclenchement d'une spirale déflationniste au sein de la zone euro durement affectéé par la crise financière de 2008-2009 puis la crise des dettes souveraines de 2011-2012.

Il a écrit que le "grand espoir" était qu'après "une période prolongée de politiques monétaires non conventionnelles (qui, par définition, n'offrent pas de solutions durables, mais permettent simplement de gagner du temps au risque de dommages collatéraux et de conséquences négatives involontaires), les banques centrales seraient en mesure de passer le relais aux gouvernements".

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