Buzyn annonce des "filières" spécialisées dans chaque région d'ici fin 2019 — Endométriose

Image d’illustration

Image d’illustration- Thomas Lo Presti

" Chaque région doit identifier sa "filière endométriose" regroupant l'ensemble des professionnels (...) et associations de patientes ayant l'expertise de cette pathologie", a indiqué le ministère de la santé dans un communiqué. Il est question de créer des filières de prise en charge spécialisées, dans chaque région.

A l'image de l'hôpital de Paris, des "filières dédiées à l'endométriose" doivent aussi voir le jour afin, comme la ministre l'avait développé auprès de la radio, "que les femmes sachent vers qui se tourner, afin qu'elles soient mieux accompagnées, pour la prise en charge de la douleur, pour la préservation de la fertilité, avec des professionnels qui sont plus spécialisés dans la prise en charge de cette maladie". Un "groupe de travail national" coordonné par le ministère de la Santé sera mis en place "d'ici l'été" pour "définir le contour de ces filières", à charge ensuite pour chaque Autorité régionale de santé de "formaliser" la filière dans sa région, en lien avec les professionnels de santé et les associations de patientes, a détaillé le ministère.

L'endométriose est liée à la présence en dehors de l'utérus de cellules d'origine utérine qui réagissent aux hormones lors des cycles menstruels. Parfois asymptomatique, elle peut aussi se manifester par de violentes douleurs, des règles très abondantes et provoque souvent des problèmes de fertilité.

Alors que le diagnostic n'est en moyenne posé qu'au bout de sept ans en raison d'une méconnaissance des femmes, mais aussi des professionnels de santé, la ministre annonce l'intégration dans les consultations médicales des adolescentes d'une "recherche de signes d'endométriose".

Intégrer la recherche des signes de l'endométriose dans les consultations. " Nous avons mis en place dans le cadre du calendrier pour les enfants des consultations obligatoires entre 11 et 13 ans et entre 15 et 17 ans , a ajouté Agnès Buzyn". Agnès Buzyn souhaite aussi améliorer l'information des professionnels de santé qui sous-évaluent trop souvent la maladie voire ne la diagnostiquent pas.

D'où cette volonté d'une meilleure prise en charge annoncée ce matin par la ministre de la Santé, Agnès Buzyn sur Franceinfo et cet après-midi, lors d'une visite à l'hôpital Saint-Joseph, à Paris.

À l'occasion de la Semaine européenne de prévention et d'information sur l'endométriose qui se tient jusqu'au 10 mars, la ministre de la Santé a annoncé une série de mesures pour une meilleure prise en charge de cette maladie gynécologique.

Dernières nouvelles