L'Europe a-t-elle besoin d'Emmanuel Macron — LE CLUB

Merkel favorable à un siège européen unique à l’ONU

Siège de l'UE à l'ONU, porte-avions européen... les propositions de la dauphine de Merkel

Le Président des Républicains Laurent Wauquiez a répondu samedi 9 mars, dans une tribune publiée dans Le Monde, au projet d'Emmanuel Macron "Pour une renaissance européenne". "Pour nous sentir en sécurité en Europe, nous avons besoin de frontières extérieures plus sûres", écrit-elle en endossant l'idée d'une police des frontières commune.

Annegret Kramp-Karrenbauer, qui a succédé à Angela Merkel à la tête des conservateurs allemands, a présenté un plan pour l'Europe. "Nous devons nous appuyer de manière conséquente sur un système de subsidiarité et de responsabilités propres", a-t-elle estimé. "En deux ans, Emmanuel Macron n'est parvenu à aucun progrès sur la scène européenne" et "pire, la France a rarement été aussi isolée et l'accueil glacial de sa tribune n'en est qu'un symptôme supplémentaire", pointe Laurent Wauquiez. "Le centralisme européen, l'étatisme européen, la communautarisation des dettes, l'européanisation des systèmes de protection sociale et du salaire minimum seraient la mauvaise voie", écrit ainsi la femme politique qui semble entendre rester maître chez elle pour la politique sociale.

Emmanuel Macron a lui proposé la création d'un "bouclier social" pour les Européens et évoqué dans ce contexte "une même rémunération sur le même lieu de travail et un salaire minimum européen, adapté à chaque pays". Mais, si elle soutient la volonté du président français de renforcer les frontières de l'Europe et de durcir la politique migratoire, elle réclame un siège européen commun au conseil de sécurité de l'ONU.

Une confusion d'autant plus inexcusable que le vrai Captain'Europe a tombé le masque cette semaine, en s'adressant, à visage découvert, à l'ensemble des citoyens européens. Emmanuel Macron a lui proposé la mise en place d'un Conseil de sécurité européen pour préparer les "décisions collectives" de l'UE dans le domaine de la défense. Le gouvernement d'Angela Merkel avait mollement accusé réception.

L'hebdomadaire estime que l'Allemagne est en train de "laisser une passer une chance historique" pour l'Europe en raison de la faiblesse politique d'une chancelière en fin de mandat, et de celle en parallèle de son partenaire social-démocrate de coalition gouvernementale.

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