Londres obtient des ajustements de l'accord avec Bruxelles — Brexit

Ce vote est un cinglant désaveu pour la Première ministre conservatrice Theresa May qui a âprement négocié ce texte de près de 600 pages pendant de longs mois

Sortie du Royaume-Uni de l'Ue : La décision du Brexit tombe le 29 mars, l'impact sur l'Afrique

"Il n'y aura pas de troisième chance", a averti M. Juncker.

Deux nouveaux documents viennent donc s'ajouter au "paquet" sur lequel les députés britanniques devront s'exprimer: outre "l'instrument conjoint" évoqué par Mme May, une "déclaration conjointe" en complément de la déclaration politique sur la future relation "énonce un certain nombre d'engagements visant à améliorer et à accélérer le processus de négociation et d'entrée en vigueur" de cette future relation.

Londres a trouvé un accord avec l'Union européenne sur des " changements légalement contraignants " à l'accord de Brexit, a annoncé le vice-premier ministre britannique David Lidington, lundi soir, devant le parlement.

"Le premier confirme que l'UE ne pourra pas piéger le Royaume-Uni dans le filet de sécurité indéfiniment", a précisé le dirigeant britannique, en référence au dispositif qui prévoit le maintien, en dernier recours, du Royaume-Uni dans une union douanière pour éviter le retour d'une frontière physique entre l'Irlande et la province britannique d'Irlande du Nord. Le lendemain, les députés se prononceront pour ou contre un "no-deal", que personne ne veut vraiment, puis jeudi 14 mars, il sera question d'un éventuel report du Brexit. "Le risque pour Theresa May est que cette semaine lui fasse tout perdre, y compris, peut-être, son propre avenir à la tête du gouvernement", conclut le journaliste. "Demain vous aurez à faire un choix fondamental, voter pour cet accord amélioré ou plonger le pays dans une crise politique", a-t-il mis en garde. "Le Premier ministre serait préparé à soutenir cette approche dans l'intérêt d'un accord global", a déclaré, lors d'une conférence de presse à Strasbourg, aux côtés de la Première ministre britannique Theresa May, Jean-Claude Juncker, affirmant avoir été "en contact constant" avec Leo Varadkar. Le leader du DUP à la Chambre des Communes, Nigel Dodds, a indiqué qu'il analyserait les changements " avec beaucoup, beaucoup d'attention", et qu'il attendait en particulier le texte exact de la déclaration unilatérale de Londres.

Alors que les dirigeants européens ont refusé de rouvrir les négociations sur le texte même de l'accord de retrait, Michel Barnier, le négociateur en chef européen, avait répété être prêt à "donner une force juridique" contraignante à l'engagement maintes fois répété de tout faire pour que le "backstop" ne s'éternise pas.

Theresa May va-t-elle pouvoir souffler un peu?

Un rejet de l'accord pourrait signifier que le Royaume-Uni quittera l'UE dans le chaos le 29 mars, après 46 ans d'une relation souvent houleuse.

Si le texte devait effectivement être rejeté, Mme May a décidé d'organiser un vote mercredi sur la possibilité de sortir de l'UE sans accord.

Le Royaume-Uni est censé quitter l'Union européenne le 29 mars prochain.

"Nous avons fait tout notre possible pour rassurer le Royaume-Uni".

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