Une dizaine d'hommes dénoncent les effets secondaires d'un médicament — Calvitie

Calvitie : des hommes saisissent la justice pour dénoncer les effets secondaires d’un médicament

30 000 hommes utiliseraient du Propecia chaque année en France. cc ales kartal Pixabay illustration

Le Propecia, un médicament contre la calvitie qui contient du finastéride, provoque des baisses de libido, des problèmes d'érection ou encore des idées suicidaires.

"Nous prêtons la plus grande attention à la qualité et à la sécurité d'emploi de nos médicaments, dont Propecia, qui a été prescrit à des millions d'hommes depuis son autorisation de mise sur le marché", a fait de son côté remarquer le laboratoire lundi dans un communiqué.

Le finastéride, un principe actif contenu dans le Propecia, est responsable de la repousse des cheveux mais serait également à l'origine des des effets secondaires qui touchent certains patients. Le 11 mars dernier, Europe 1 a révélé, qu'une dizaine de patients ont lancé une procédure judiciaire pour défaut d'information contre le laboratoire MSD. D'après l'UFC, il a d'abord été utilisé dans le traitement de l'hypertrophie bénigne de la prostate, avant d'être proposé, dès 1999, chez l'homme jeune pour traiter la calvitie. Le finastéride, c'est un traitement qui a une autorisation de mise sur le marché (une AMM) européenne.

Mais c'est seulement en 2017 que les risques de troubles psychiatriques ont été ajoutés sur la notice d'utilisation du traitement contre la perte de cheveux, ajoutant de stopper le traitement si le moindre effet était constaté. Selon les victimes présumées, ce médicament possède des effets secondaires graves. Ils pointent également du doigt le manque d'informations, de nombreux hommes ne feraient pas le lien entre leurs problèmes et la prise de Propecia. "[.] L'ANSM souhaite donc informer les patients et les professionnels de santé que tout changement d'humeur doit conduire à une interruption du traitement et à une surveillance", avait noté l'Agence sanitaire.

"Nous considérons que le laboratoire MSD et les autorités de santé ont tardé à informer les patients, mais aussi les médecins, des effets indésirables et notamment de leur caractère irréversible, explique leur avocat Charles Joseph-Oudin". La première audience aura lieu au mois d'avril au tribunal de Nanterre, dans les Hauts-de-Seine. "C'est ce qui doit appeler de leur part une indemnisation", a-t-il signifié en précisant avoir déjà en main une dizaine de dossiers et 70 autres en cours.

Ce médicament est prescrit à 30 000 hommes chaque année en France.

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