[Vidéo] Un gilet jaune matraqué à terre par les forces de l'ordre

La manifestation des Gilets jaunes à Quimper ce samedi 9 mars avait dégénéré en fin de journée

La manifestation des Gilets jaunes à Quimper ce samedi 9 mars avait dégénéré en fin de journée

La vidéo fait le tour des réseaux sociaux depuis le samedi 9 mars, et pour cause: les cinquante secondes captées pendant l'acte XVII de la mobilisation des gilets jaunes montrent une scène devenue hebdomadaire mais qui n'en est pas moins insoutenable. "Ils m'ont attrapé à l'épaule et j'ai perdu l'équilibre, je me suis accroché à la rambarde, je ne pensais à rien", a expliqué, Max Barré, le "gilet jaune" de 25 ans. Pour le faire céder, un gendarme le frappe sur le dos à neuf reprises, entouré de deux autres gendarmes dont un maintient sa tête, avant de s'en aller. "Ils ne m'ont rien dit, je ne sais pas ce que j'ai fait, j'étais dans ma bulle, j'ai été frappé sans raison", a ajouté Max, qui indique avoir été blessé légèrement, avec de multiples hématomes.

Le manifestant, prénommé Max, s'accroche à la rambarde d'un pont pendant qu'il reçoit les coups de matraque.

Lors de l'acte 17 des Gilets jaunes à Quimper, en Bretagne, les gendarmes mobiles ont arrêté un Gilet jaune portant des lunettes.

Troisième scène qui met en cause le comportement isolé des forces de l'ordre, à Caen en Normandie, samedi dernier.

"Ce n'était pas lui qui était visé par la charge des gendarmes, mais des personnes qui se sont enfuies en courant".

Selon ce "street medic, la charge a probablement été provoquée par une bouteille jetée sur les forces de l'ordre de ce côté de la rivière "qui ne venait pas de Max". "Je lui ai soigné un énorme hématome au niveau du mollet, du côté droit de la tête, des saignements au nez et au niveau du cuir chevelu".

Si la préfecture du Finistère n'a pas souhaité faire de commentaire, le journaliste David Dufresne, réputé pour signaler les abus depuis le début du mouvement et qui a relayé la vidéo sur son compte Twitter, aurait reçu les explications d'un policier instructeur: "Frappes répétées au risque de commettre une fracture alors qu'il existe bien d'autres techniques pour permettre un dégagement comme soulever les doigts. Ils lui ont aussi mis le doigt dans les yeux", poursuit le vidéaste amateur, ajoutant qu'un gendarme avait également "craché dans la chaussure du 'gilet jaune' avant de la jeter à l'eau".

Trois personnes étaient encore en garde-à-vue dimanche soir, selon le parquet, après les heurts violents en fin de manifestation des Gilets jaunes samedi à Quimper, entre casseurs et forces de l'ordre.

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