Endométriose : de nouvelles mesures pour lutter contre la maladie

Chinnapong

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Une douleur au ventre pendant les règles, pendant les rapports sexuels ou une gêne chronique dans les lombaires... les symptômes de l'endométriose rapportés par les femmes sont trop souvent pris à la légère.

Une femme qui a de l'endométriose verra certaines cellules de son endomètre migrer en dehors de son utérus, via les trompes de Fallope, pour se fixer sur les organes génitaux, le péritoine, les appareils digestifs, urinaires, et plus rarement pulmonaires.

L'endométriose survient quand l'endomètre se développe à l'extérieur de l'utérus et s'étend à d'autres endroits tels que la surface extérieure de l'utérus, les ovaires, les ligaments soutenant l'utérus, etc. Les experts ont identifié plusieurs facteurs de risque tels que les règles précoces, les antécédents familiaux, l'absence de grossesse antérieure, etc.

Une femme touchée témoigne "C'est comme une grosse pierre située dans le bas de mon utérus".

Une femme sur dix en âge de procréer souffre d'endométriose et pourtant, elles attendraient sept ans en moyenne avant que le diagnostic soit posé. Les personnes malades estimant que leur douleur est "normale ".

En plus, des filières rassemblant les spécialistes de cette maladie vont être créées dans chaque région d'ici le mois de décembre 2019.

Lors de ces rendez-vous médicaux, les adolescentes seront reçues afin d'essayer "d'identifier et de dépister cette maladie" précise la ministre vendredi matin au micro de France Info. Dirigié par Dr Benjamin Merlot, le service propose un diagnostic et une prise en charge médicale (qui passe parfois par la chirurgie) de la maladie. L'une des trois mesures consiste à "rechercher les signes d'endométriose dans les nouvelles consultations obligatoires du calendrier de suivi médical de l'enfant et de l'adolescent, à 11-13 ans et 15-16 ans pour les jeunes filles".

Un effort d'information auprès du grand public sera également fait, sur le site internet Sante.fr et lors des interventions sur la santé sexuelle dans les établissements scolaires.

Améliorer l'accès aux soins, par la création de "filières de l'endométriose", mises en place à l'échelle locale par les Agences régionales de santé (ARS). Chacune de ces filières spécialisées regrouperont des chirurgiens, des gynécologues, des sages-femmes, des psychologues, des médecins généralistes, et, aussi, des associations de patientes.

Ces filières doivent également permettre la préservation de la fertilité et le cas échéant, poser les indications chirurgicales.

La ministre entend par ailleurs encourager à "faire de l'endométriose un champ de recherche à part entière".

Enfin, "la ministre a demandé à l'Inserm de renforcer la communication scientifique (...) vers la communauté des professionnels et chercheurs pour valoriser la recherche dans ce domaine".

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