Vente d’Adidas : Bernard Tapie n’en démord pas !

Au procès Tapie une dédicace et ses

Bernard Tapie arrive au tribunal au premier jour de son procès à Paris le 11 mars 2019

Au deuxième jour de son procès pour "escroquerie" et "détournements de fonds publics", Bernard Tapie a fait le show pour le public venu assister à sa première audition par les juges qui avait lieu ce mardi après-midi au tribunal correctionnel de Paris. Bernard Tapie, qui à 76 ans lutte aujourd'hui contre deux cancers, est alors un flamboyant homme d'affaires s'étant fait un nom et une fortune en reprenant des entreprises en difficulté. 4 semaines d'audience. Un procès qu'il prépare depuis longtemps.

Ce "procès est celui d'une certaine France de l'ombre". Le procès doit se tenir jusqu'au 5 avril. En juillet 2008, cette sentence avait attribué plus de 400 millions d'euros à l'ancien ministre, dont 45 millions pour "préjudice moral ".

Pour les juges ayant ordonné le renvoi des six protagonistes en correctionnelle, Bernard Tapie et son avocat s'étaient assurés de la partialité de l'arbitre Pierre Estoup, qui aurait marginalisé les deux autres membres du tribunal arbitral, l'ex-grande voix du barreau Jean-Denis Bredin et l'ancien président du Conseil constitutionnel Pierre Mazeaud.

Sourire en coin, à la barre, Bernard Tapie a ainsi acquiescé quand la présidente lui demande si sa profession déclarée est bien celle "d'acteur".

La procédure d'arbitrage, un règlement privé, avait été décidé peu après l'élection de Nicolas Sarkozy en 2007, afin de mettre un terme à un vieux contentieux entre Bernard Tapie et le Crédit Lyonnais, né de la revente en 1993 de l'équipementier sportif allemand Adidas. Avec ses co-prévenus, il risque jusqu'à sept ans de prison et une très lourde amende.

La sentence arbitrale a, depuis, été annulée pour " fraude " et Bernard Tapie est condamné à rembourser les sommes perçues, qui font, elles aussi, l'objet d'âpres batailles procédurales. Pour les créanciers, la dette s'élève désormais à environ 525 millions d'euros avec les intérêts.

Bernard Tapie est également soupçonné d'avoir fait pression sur ses soutiens à l'Élysée pour obtenir un arbitrage, malgré l'hostilité d'administrations publiques, favorables à une résolution judiciaire classique.

L'avenir des sociétés de M. Tapie, dont dépend ce remboursement, est par ailleurs suspendu à une décision du tribunal de commerce de Paris. Une fois la sentence rendue, il aurait tout fait pour que Bercy n'engage pas de recours. Saisi d'une demande de liquidation judiciaire, ce tribunal devrait renvoyer l'audience prévue également ce lundi matin. Cette absence de recours a valu à Christine Lagarde, fin 2016, d'être reconnue coupable de "négligence" tout étant dispensée de peine. Il a accusé ces journalistes de "prendre (leurs) informations auprès des avocats du CDR", le Consortium de réalisation qui gère avec l'établissement public de financement et de restructuration (EPFR) le passif du Crédit Lyonnais.

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