Les députés votent pour un report de sortie — Brexit

Les députés britanniques rejettent

Brexit : quel impact sur le tourisme ?

De nombreux députés s'élèvent contre une telle issue, mais certains fervents défenseurs du Brexit jugent qu'"une absence d'accord vaut mieux qu'un mauvais accord".

Une prise de position qui a immédiatement déclenché un déluge de commentaires assassins sur les réseaux sociaux, signe des passions que suscitent le Brexit au Royaume-Uni: "traître", "vendu", "bas de plafond", peut-on lire parmi d'autres amabilités postées sur Twitter.

C'est l'option dite du "no deal", réclamée par une partie des Brexiters qui imaginent un Royaume-Uni florissant, capable de nouer des accords commerciaux ambitieux à travers le monde à compter du 29 mars.

Ce scénario redouté par les milieux économiques causerait d'importantes perturbations dans les échanges entre le Royaume-Uni et l'UE.

La Première ministre Theresa May, décidée à faire passer aux forceps l'accord de divorce qu'elle a négocié avec l'Union européenne, va proposer jeudi aux députés de voter une troisième fois sur ce texte qu'ils ont déjà retoqué à deux reprises. "Ou partir avec un accord, mais pas cet accord?" "Une courte extension technique ne sera offerte que si nous avons un accord en place", a averti mercredi soir Theresa May devant des députés très divisés et incapables jusqu'à présent de dégager une majorité sur la voie à suivre avec le Brexit. "La situation est grave et il faut se préparer aussi à cette option que nous ne souhaitons pas", a déclaré le négociateur européen Michel Barnier jeudi soir, au Sommet des régions à Bucarest".

Le report d'une sortie sera voté le 14 mars par les députés britanniques. Un cas de figure que l'Union européenne serait "prête à considérer", si le Royaume-Uni en fait la demande "motivée", a estimé le porte-parole de la Commission européenne.

Les Vingt-Sept refusent de renégocier l'accord qui a été conclu avec Theresa May.

"Si des membres du gouvernent sont autorisés à ignorer les instructions du gouvernement (.) il n'y a plus de gouvernement pour longtemps", a jugé la chef du service politique de la BBC Laura Kuenssberg.

Les modifications obtenues lundi par la dirigeante, qui n'ont donc pas convaincu la Chambre des Communes, portaient sur le "backstop" ("filet de sécurité"), la disposition la plus controversée de l'accord. Malgré deux échecs cuisants, elle propose de leur soumettre à nouveau son accord négocié avec Bruxelles, d'ici le 20 mars.

Les Remainers ont beau avoir commencé à sabrer le champagne, "il reste encore à voir s'il y a suffisamment de voix au Parlement pour un autre référendum ou pour une loi pour révoquer la notification de l'article 50".

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