Syrie. Plusieurs enfants de jihadistes rapatriés en France

Le retour des enfants de jihadistes français détenus en Syrie n'est

Le retour des enfants de jihadistes français détenus en Syrie n'est"pour l'instant pas envisag

" Les FDS (Forces démocratiques syriennes) ont fait le choix que les enfants restent avec leur mère donc pour l'instant il n'y a pas de retour envisagé " a déclaré Laurent Nuñez. Ce vendredi, un avion a atterri à la base de Villacoublay, dans les Yvelines, avec à son bord cinq enfants français rapatriés de Syrie.

Le ministère des Affaires étrangères a annoncé le rapatriement de plusieurs enfants de jihadistes venant de Syrie. Ces orphelins ou mineurs isolés âgés de moins de 5 ans se trouvaient dans des camps ou dans des familles d'accueil dans le nord-est de la Syrie. Quatre sont "à peu près en forme" mais le cinquième, "blessé", est dans "un mauvais état de santé", a précisé la source diplomatique. Les enfants ne sont pas sous l'autorité du gouvernement français, des soldats français, et il ne m'appartient pas de dire: 'Tel ou tel enfant est français, je vais aller le chercher'.

Ce dernier s'est rendu en janvier aux forces kurdes après avoir fui Baghouz, ultime refuge de l'EI, et a été envoyé en prison, étant soupçonné d'avoir appartenu aux très craints services de renseignements de l'organisation jihadiste. L'opération pourrait être renouvelée dans un avenir proche si d'autres enfants ayant perdu leurs parents se retrouvaient dans une situation similaire. Mais il ne s'agit pas d'en faire une règle.

La veille, le secrétaire d'Etat à l'Intérieur, Laurent Nunez, était entendu par la commission des Affaires européennes de l'Assemblée sur cette épineuse question des enfants de djihadistes français en Syrie. La société est divisée, entre ceux qui considèrent qu'il faut refuser le retour de ces enfants de "criminels de guerre" et ceux qui les considèrent comme des "victimes de guerre" risquant, si on les abandonne à leur sort syrien, de se transformer en "bombes à retardement".

Le président Emmanuel Macron a ainsi évoqué mercredi "une approche au cas par cas [.] menée, en particulier en lien avec la Croix-Rouge internationale".

Il n'y a "pas de changement de doctrine" disent nos interlocuteurs, les Français adultes, djihadistes combattants "doivent être jugés là où ils ont commis leurs crimes: C'est une question de justice et de sécurité", insiste une source proche du dossier.

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