Volkswagen annonce la suppression de 7 000 emplois

Le dirigeant du groupe allemand s'est contrit

Le dirigeant du groupe allemand s'est contrit. Image Keystone

"Si j'ai accidentellement heurté, j'en suis extrêmement désolé". Depuis, Herbert Diess a présenté ses plus plates excuses.

Le patron de Volkswagen Herbert Diess s'est excusé mercredi après avoir créé un grand malaise en utilisant dans son discours la formule "EBIT macht frei", un jeu de mots à connotation nazi.

Du côté de D'Ieteren Auto, le message se veut plutôt rassurant: "nous ne sommes pas directement concernés par l'annonce du groupe allemand dans la mesure où ne ne faisons qu'importer et distribuer les véhicules des marques Volkswagen".

En Allemagne, le groupe Volkswagen se trouve une nouvelle fois dans l'oeil du cyclone après les déclarations malheureuses de son patron lors d'une réunion avec les cadres pour discuter des résultats annuels du groupe. "EBIT" est l'acronyme de "Earnings before interest and taxes", c'est-à-dire le bénéfice réalisé par une entreprise avant qu'elle ne doive déduire les charges et les impôts.

Herbert Diess a également évoqué "la responsabilité historique particulière de Volkswagen pendant le Troisième Reich" en rappelant le passé trouble de Volkswagen, qui a eu recours au travail forcé de prisonniers de guerre et de détenus de camps de concentration pendant la Seconde Guerre mondiale.

Le groupe, encore empêtré dans le scandale des moteurs au diesel, a indiqué vouloir supprimer jusqu'à 7000 emplois, en majorité des non remplacements de départs à la retraite. Le contexte du Brexit et l'incertitude sur la suite des événements ont aussi pesé dans la décision du groupe. Une restructuration déjà en cours prévoit un solde de 21'000 suppressions d'emplois dans le monde d'ici 2020 et doit rapporter 3 milliards d'euros d'économies.

En parallèle, le premier groupe automobile mondial portera à 19 milliards d'euros ses investissements dans les " sujets du futur ", notamment l'électrification de ses modèles et la conduite autonome, contre onze milliards annoncés en novembre.

"Dans notre industrie on a besoin d'une marge entre 5% et 6%, sinon on ne peut pas affronter la transformation", a noté mercredi matin, le directeur financier Arno Antlitz.

Dernières nouvelles