Mur : Donald Trump dégaine son veto présidentiel

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Le Sénat américain annule le financement d'urgence du mur frontalier de Donald Trump

Le chef d'Etat avait avait déclenché l'arme de l'urgence nationale il y a un mois après le refus du Congrès de lui octroyer les 5,7 milliards de dollars de budget qu'il réclamait pour construire son mur.

La Chambre, contrôlée par les démocrates, avait approuvé cette même résolution le 26 février. 'Le Congrès a la liberté de voter cette résolution et j'ai le devoir d'y opposer mon veto', a-t-il déclaré depuis le Bureau ovale. Sur Twitter, il s'est simplement fendu d'un "VETO!", le veto présidentiel étant effectivement son seul moyen désormais d'obtenir le financement du mur qu'il a promis. "Les gens n'aiment pas le mot invasion mais c'est bien de cela dont il s'agit ", a lancé Donald Trump vendredi en évoquant l'immigration clandestine, et en dénonçant un vote des élus du Congrès " contre la réalité ".

Plus surprenant, plusieurs conservateurs fidèles de Donald Trump et moins médiatiques ont aussi pris le risque de s'attirer les foudres du tempétueux président: Roy Blunt, Mike Lee, Jerry Moran ou encore Roger Wicker.

Il s'agirait du premier veto de M. Trump, qui devrait l'emporter mais minerait ses relations avec le Parti républicain. Douze sénateurs républicains, menés par les anciens candidats Marco Rubio et Mitt Romney, ont voté avec les démocrates.

Il s'agit du premier veto de la présidence Trump. "Le vote d'aujourd'hui couronne une semaine de quelque chose que les Américains n'ont pas beaucoup vu ces deux dernières années: les deux partis au Congrès américain, tenant tête à Donald Trump ", s'est réjoui jeudi le leader des démocrates au Sénat, Chuck Schumer.

Plaidant plutôt pour un renforcement des mesures de contrôle aux postes-frontière, sa présidente, la démocrate Nancy Pelosi, s'était farouchement opposée au budget réclamé par Donald Trump.

Il semble improbable que le Congrès outrepasse le veto présidentiel, car cela nécessiterait une majorité des deux tiers dans les deux chambres. Mercredi soir, c'est sa politique étrangère, et notamment son solide soutien sans nuance à l'Arabie saoudite, qui a été clouée au pilori, également grâce à des voix républicaines: le Sénat a approuvé une résolution l'exhortant à arrêter tout soutien américain à la coalition saoudienne dans la guerre au Yémen.

Portée par le sénateur indépendant Bernie Sanders, cette résolution avait déjà été approuvée au Sénat en décembre 2018. Et Donald Trump a, là aussi, prévu de la bloquer par un veto.

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