Privatisation d'ADP : l'Assemblée donne son feu vert

Les députés votent la privatisation d'ADP

Privatisation d'ADP : les députés divisés

Alors que la date butoir pour remettre les offres d'achat en ce qui concerne la vente de l'aéroport de Toulouse-Blagnac est demain soir, la privatisation d'ADP (Aéroprts de Paris) a fait l'objet hier d'âpres discussions à l'Assemblée nationale. Mis à la disposition des élus dans une annexe de l'Assemblée, peu d'élus avaient pu la consulter et beaucoup regrettaient de ne pouvoir en obtenir une copie.Accusé par l'opposition de vouloir vendre "un bijou de famille", à l'instar de la privatisation des autoroutes, le ministre de l'Economie et des Finances, Bruno Le Maire, a rappelé que l'Etat. Le projet de loi doit être examiné en seconde lecture par les députés à partir du mercredi 13 mars.

La perspective d'une privatisation du groupe aéroportuaire provoque de nombreuses critiques. Pomme de discorde du projet de loi Pacte, la privatisation d'Aéroports de Paris, combattue par les oppositions, est farouchement défendue par le gouvernement qui assure avoir posé des garde-fous pour encadrer vente, exploitation et missions régaliennes.

Le projet de loi entend supprimer l'obligation pour l'État de détenir la majorité du capital d'ADP (actuellement 50,63 %, pour un montant évalué à 9,5 milliards d'euros) ouvrant ainsi la voie à sa privatisation.

Aéroports de Paris bénéficie d'un droit d'exploitation exclusif des aéroports de Paris-Charles-de-Gaulle, Paris-Orly, Paris-Le Bourget, ainsi que de dix aérodromes en Ile-de-France. "Un choix stupide", "un sacrilège", "un abandon de souveraineté", "une faute stratégique", s'exclame-t-on, à droite comme à gauche.

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