Finances publiques. Grève contre les suppressions d’emplois " incessantes "

Dordogne : les agents des Finances publiques, inquiets des projets de réformes, manifestent

Marseille : les agents des Finances publiques dénoncent "le feu à la maison"

300 personnes, selon la police, 700 selon les organisateurs - est parti du centre des impôts, fermé, jusqu'à la mairie.

Ce jeudi 14 mars matin, à l'appel de l'intersyndicale Solidaires, CGT, FO, CFDT et CFTC, une cinquantaine d'agents de la direction générale des finances publiques ont manifesté devant la cité administrative de Périgueux pour protester contre les projets de réformes qui, selon, eux, "vont à l'encontre de l'intérêt du service public, des personnels et des usagers".

Premier pas, ils ont reçu mercredi soir, à la veille de leur journée de mobilisation, "une convocation pour le 26 mars" pour voir le ministre, a indiqué à l'AFP Anne Guyot-Welke, responsable de Solidaires Finances publiques, premier syndicat à la DGFiP, alors qu'une nouvelle journée de grève est déjà programmée pour le 28 mars.

"Les contribuables font la queue à l'accueil, ils ont du mal à nous joindre au téléphone parce qu'on n'est pas assez nombreux".

A Toulouse, haut lieu de la contestation avec six semaines de grèves et blocages perlés, plusieurs centaines d'agents ont manifesté derrière une banderole proclamant "Faire toujours plus avec moins, on en a marre". "C'est plus facile de supprimer des postes dans les Finances publiques que dans les hôpitaux ou les écoles, mais cette casse est passée du mode artisanal au mode industriel ", a expliqué Raphaël Gutierrez, contrôleur des finances de 50 ans. Au micro, les délégués évoquent une mobilisation partout en hausse et leur détermination à "continuer le combat".

Les agents des finances publiques de Maine-et-Loire sont d'ores et déjà appelés à participer massivement à la journée d'action du 19 mars prochain. "On est là contre le démantèlement du réseau", résume Bertrand Roussel (FO).

Venus des Bouches-du- Rhône, des Alpes, du Var et du Vaucluse, ils dénonçaient des "restructurations successives qui mettent à mal le service public et entraînent des suppressions de postes", expliquait Philippe Laget, cosecrétaire départemental CGT, syndicat majoritaire.

En Loire-Atlantique, "les quatre plus gros sites du département" (Pornic, Saint-Nazaire, Châteaubriant et un à Nantes) étaient fermés pour la journée sur ordre de la direction, selon Pierre-Yves Grellier (CGT).

Ils fustigent aussi " l'absence de dialogue social réel " au ministère, leurs questions étant, pour l'instant, " restées sans réponse " malgré leur demande " depuis des mois " d'être reçus par Gérald Darmanin.

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