Manifestations en Algérie : le Maroc réagit !

Le Maroc rejette toute coordination avec la France sur l’Algérie

Crise en Algérie : le Maroc nie toute ingérence

Dans une mise au point diffusé aujourd'hui, le MAE marocain a expliqué que "le royaume du Maroc a décidé de s'en tenir à une attitude de non-ingérence par rapport aux récents développements en Algérie, et s'est abstenu de tout commentaire à ce sujet ".

Et de réitérer que "le Maroc n'a ni à se mêler des développements internes que connait l'Algérie (...) Aucune déclaration n'a été faite à aucun média, de manière formelle ou officieuse".

"Certains médias publiés en France et en Algérie cherchent obstinément à impliquer le Maroc, en lui prêtant des propos fallacieux et des positions dénuées de tout fondement", dit le communiqué, dont Sputnik a reçu copie.

"Une alliance américano-sioniste planifie la destruction de l'Algérie à travers une chambre d'opérations au Maroc", titre cet article paru dans un quotidien arabe, en référence à la thèse de Mohamed Sadeg Al Hosseini.

"Le Maroc rejette également avec force l'allégation mensongère de coordination avec d'autres pays, notamment la France, sur les événements en Algérie. Aucun contact avec Paris, ni avec aucun autre pays d'Europe ou ailleurs, à ce sujet". Les relations diplomatiques entre les deux pays ont toujours été très tendu. Cette ancienne colonie espagnole est en grande partie contrôlée par le royaume, qui la considère comme partie intégrante de son territoire, alors que le Front Polisario, soutenu par l'Algérie, réclame l'indépendance.

Le spectre du chaos et de l'ingérence étrangère, une thématique théorisée en Algérie sous l'expression "la main de l'étranger", avait été plus d'une fois brandi par le pouvoir algérien dans une tentative d'endiguer le mouvement de contestation. Après avoir renoncé à son projet de 5e mandat, il mène des consultations à tous les niveaux pour faire baisser la tension.

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