Buzyn évoque un "allongement de la durée de travail"

Le projet de loi santé présenté à l'Assemblée

Le projet de loi santé présenté à l'Assemblée

Ian Brossat, tête de liste du PCF aux européennes, a quant à lui répondu à la ministre que "l'espérance de vie en bonne santé en France est inférieure à la moyenne européenne".

Au mois de septembre 2017, la ministre avait été la destinataire d'une lettre de médecins hospitaliers, ceux-ci s'étaient par la suite adressés au chef du gouvernement, déplorant que leur courrier soit resté "sans réponse". Est-ce que nous allons pouvoir maintenir sur les actifs le poids des retraites qui vont augmenter? Cette dernière a bien confirmé hier, invitée du Grand Jury RTL-Le Figaro qu'elle ne serait pas présente sur la liste de la majorité. "Nous savons que cet équilibre-là va être de plus en plus difficile à tenir", explique M. Buzyn.

Le Haut commissaire à la réforme des retraites Jean-Paul Delevoye s'est dit "très surpris" lundi par les propos de la ministre des Solidarités Agnès Buzyn qui a ouvert la porte à des discussions sur un report de l'âge légal de départ à la retraite - exclu par Emmanuel Macron pendant la campagne. "Les masques tombent un peu plus sur les retraites", réagit Yves Veyrier, le secrétaire général de Force Ouvrière qui appelle que l'âge moyen du départ à la retraite (hors départ anticipé) est aujourd'hui de 63,3 ans.

Le candidat Emmanuel Macron avait pourtant promis de ne pas toucher à l'âge de départ à la retraite. Signe de l'intérêt suscité, alors que les services publics et les soins sont des thèmes récurrents du grand débat national, le grand nombre d'amendements au menu des députés pour toute la semaine, avant un vote solennel en première lecture mardi 26 mars: le rapporteur Thomas Mesnier (LREM) en attend "entre 2500 et 3000".

Cette méthode heurte également les syndicats de médecins libéraux, dont beaucoup redoutent un échec des négociations conventionnelles qui pourrait conduire à l'introduction dans le texte de loi de dispositions non concertées sur les assistants médicaux et les CPTS.

Ces propos, tenus "à titre personnel", s'inscrivent dans la ligne des déclarations d'Edouard Philippe vendredi sur Europe 1. Si sur ce point, Agnès Buzyn, dans une interview au Quotidien du médecin, se veut positive en affirmant qu'il n'y aura pas d'achoppement des discussions, les syndicats sont plus sombres. Arrêter le "numerus clausus", c'est en finir avec un "gâchis" qui "conduit à l'échec d'excellents lycéens", a renchéri la ministre de l'Enseignement supérieur Frédérique Vidal.

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