Le verdict est tombé ce lundi pour Koffi Olomidé — France-Justice

Le chanteur Koffi Olomidé sur scène en 2007

Le chanteur Koffi Olomidé sur scène en 2007

Quatre de ses danseuses l'accusaient de leur avoir imposé des relations sexuelles, mais le chanteur congolais Koffi Olomidé, relaxé pour trois d'entre elles, s'en est finalement sorti lundi avec une peine de deux ans de prison avec sursis pour "atteinte sexuelle" sur mineure.

Le chanteur congolais était poursuivi pour agressions sexuelles sur quatre de ses danseuses pour des faits commis en région parisienne entre 2002 et 2006.

Pour trois des parties civiles qui l'accusaient, le chanteur de 62 ans a obtenu une relaxe.

L'accusation avait requis en outre deux amendes de 5.000 euros pour avoir facilité l'entrée et le séjour irrégulier en France des plaignantes. "C'est une victoire éclatante".

Les faits se seraient déroulés notamment dans un pavillon d'Asnières-sur-Seine, près de Paris, que l'artiste louait et où il hébergeait ses danseuses en marge de concerts ou d'enregistrements en France.

Deux hommes de main, poursuivis pour complicité, étaient en revanche bien présents à l'audience.

Mis en examen en février 2012 pour viols aggravés, Koffi Olomidé avait vu les chefs de poursuite retenus contre lui allégés au cours de l'instruction et la procédure correctionnalisée.

Ses quatre victimes présumées ont toutes affirmé avoir dû subir régulièrement des relations sexuelles non consenties, que ce soit en RD Congo ou en tournée. Les faits de séquestrations, commis sur ses danseuses, se seraient déroulés dans un pavillon dans les Hauts-de-Seine. Privées de document d'identité et de téléphone, les jeunes femmes y étaient hébergées par leur patron qui les faisait garder 24 heures sur 24 par trois hommes, selon leurs dires.

Koffi Olomidé avait, lui, précipitamment regagné son pays en 2009 lorsqu'il avait appris qu'une inculpation, assortie d'un placement en détention provisoire, avait été requise à son encontre. Ils auraient été chargés de les conduire également jusqu'à leur patron lorsqu'il en exprimait le désir. En 2012, il avait aussi été condamné pour des violences sur son producteur.

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