"Lourd bilan" après l'attaque d'un camp militaire par des présumés jihadistes — Mali

Mali : 21 soldats maliens tués dans une attaque jihadiste contre un camp de l’armée

Le camp de Dioura a été attaqué aux environs de 6 heures dimanche matin. Illustration KAMBOU SIA AFP

Le camp des Forces armées maliennes (FAMa) de Dioura, à l'est de la capitale régionale Mopti, a été attaqué en fin de nuit par un "commando arrivé à moto et à bord de véhicules", selon une source militaire malienne. Les combats auraient duré plusieurs heures jusqu'à ce que l'armée malienne reprenne le contrôle du camp militaire.

Se disant " consterné", le chef de la mission de l'ONU au Mali, Mahammad Saleh Annadif, a condamné une attaque ayant engendré " de lourdes pertes ".

L'opposition malienne, réunie au sein du Front pour la Sauvegarde de la Démocratie, a évoqué un bilan de " plus de 20 FAMas morts, une vingtaine de disparus, un nombre indéterminé de blessés, huit véhicules brûlés, dont des (camions) citernes et huit véhicules équipés d'armes de guerre emportés par les assaillants ". L'opposition exhorte le président Ibrahim Boubacar Keïta à "prendre les mesures d'urgence qui s'imposent".

Des militaires maliens ont été tués lors d'une attaque de présumés terroristes dimanche contre un camp de l'armée dans le centre du pays, selon un bilan allant de quatre à 15 tués encore imprécis mais qui sera "lourd", ont indiqué des sources sécuritaires et militaire. Une association peule et des proches avaient dénoncé des " exécutions sommaires ".

Mais il est "vraisemblable" qu'il soit toujours en vie, a concédé l'état-major français, après l'apparition récente dans une vidéo d'un homme présenté comme Amadou Koufa. Ces attaques s'ajoutent à des conflits intercommunautaires qui ont fait plus de 500 morts parmi les civils dans le centre en 2018, selon l'ONU.

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