La Nouvelle-Zélande durcit sa législation sur les armes à feu

La première ministre de Nouvelle-Zélande Jacinda Ardern s'adresse aux médias

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C'est un criminel. C'est un extrémiste. "Je vous implore: prononcez les noms de ceux qui ne sont plus plutôt que celui de l'homme qui les a emportés". Dans le "manifeste" publié sur Internet juste avant son passage à l'acte, il fait de nombreuses blagues pour initiés, le tout dans le but de gagner des points auprès de sa communauté en ligne de racistes et d'extrémistes.

Elle a prononcé ce discours au moment où des dizaines de familles de victimes commençaient à arriver du monde entier à Christchurch en vue des funérailles.

Celles-ci ont été repoussées devant les impératifs du processus d'identification et les nécessités des investigations médico-légales. "Nous annonçons aujourd'hui de la part de tous les Néo-zélandais des actions pour durcir nos lois sur les armes à feu et faire de notre pays un lieu plus sûr", a déclaré Ardern. "Ils disent qu'ils font leur procédure. Pourquoi ne suis-je pas contacté en tant que proche direct?"

Plusieurs hommes portent sur leurs épaules le cercueil de Hussein Mohamed Khalil Moustafa une victime du massacre de Christchurch
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Immédiatement après le carnage, Jacinda Ardern avait annoncé un durcissement d'une législation qui avait permis au tueur d'acheter en toute légalité l'arsenal ayant servi à l'attaque, y compris des armes semi-automatiques. Les Néo-Zélandais commencent déjà à répondre aux appels du gouvernement leur demandant de rendre leurs armes. "Nous n'avons pas besoin d'elles dans notre pays". Contrairement à son voisin, la Nouvelle-Zélande autorisait jusqu'à présent la possession de ce type d'équipement à condition qu'il soit enregistré.

La police a expliqué ne pas avoir de données sur le nombre d'armes rendues depuis vendredi. Comme elle l'avait laissé entendre en début de semaine, la Première ministre, Jacinda Ardern, a annoncé que la vente de fusils d'assaut et d'armes semi-automatiques de style militaire allait être interdite à compter du 11 avril prochain.

L'auteur présumé de la tuerie de Christchurch, le suprémaciste blanc Brenton Tarrant, disposait d'un port d'armes et a utilisé des fusils semi-automatiques, notamment un AR-15. Sur Twitter, des internautes américains rendaient hommage à la réaction rapide de Mme Ardern tandis que d'autres montaient au créneau pour défendre leur droit constitutionnel à s'armer. Elle a également répété qu'une enquête serait ouverte afin de déterminer comment l'Australien avait pu planifier et mener ses attaques en Nouvelle-Zélande au nez et à la barbe des services de sécurité.

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