L'Italie saisit le navire humanitaire bloqué au large de Lampedusa

L'Italie saisit le navire humanitaire bloqué avec 49 migrants au large de Lampedusa

L'Italie saisit un navire humanitaire bloqué au large de ses côtes

"Secourus ce lundi au large de la Libye, le navire humanitaire était toujours bloqué, ce mardi après-midi, au large de l'île italienne de Lampedusa, les autorités italiennes refusant qu'il accoste".

"Les douanes sont en train de procéder à la saisie du navire Mare Jonio, c'est pourquoi elles l'escortent actuellement dans le port de Lampedusa", a indiqué le ministère, précisant que "les interrogatoires des membres d'équipage pourraient avoir lieu dans les prochaines heures".

Le ministre italien de l'Intérieur, Matteo Salvini, a souvent répété que les eaux italiennes étaient fermées aux navires des ONG venant au secours des migrants et a bloqué plusieurs d'entre eux, leur interdisant l'accès à des ports italiens, voulant forcer de la sorte l'Europe à prendre sa part en matière de demandeurs d'asile.

Le Mare Jonio, navire battant pavillon italien affrété par un collectif d'associations, d'intellectuels et de politiques de gauche et d'extrême gauche, a secouru lundi 49 migrants sur un canot en difficulté à 40 milles nautiques au nord de la Libye.

Une vedette des garde-côtes libyens se trouvait à proximité, mais les militants ont préféré embarquer les migrants plutôt que les voir ramenés en Libye, où beaucoup risquent de subir agressions et violences. Ce mardi soir, l'Italie a saisi le navire. "Ils peuvent être soignés, nourris, vêtus (.), mais ils ne mettront pas les pieds en Italie avec mon autorisation".

Parallèlement, un bébé est mort et au moins huit migrants portés disparus après un naufrage au large de Sabratha, à 70 km à l'ouest de Tripoli, selon les témoignages recueillis par les garde-côtes libyens auprès des 18 survivants. Un jeune homme de 25 ans souffrant de pneumonie a cependant pu être évacué vers le centre médical de l'île.

Dans la nuit du 15 au 16 août, les garde-côtes italiens ont secouru 177 migrants en détresse, transférés au petit matin sur leur navire Diciotti. Mais la procédure devrait être bloquée par un vote du Sénat prévu mercredi.

Tout en reconnaissant dans sa directive qu'aider les personnes dont les vies sont en danger est une "priorité", M. Salvini menace de "sanctions" ceux qui "violent explicitement les règlementations internationales, européennes et nationales concernant les sauvetages". Mardi, le ministère a annoncé la création d'une commission "d'experts et de policiers" chargée d'assurer l'application du texte.

Le Conseil italien pour les réfugiés a également critiqué la directive, qui laisse entendre " que les ports libyens peuvent être considérés comme sûrs et qu'il est possible de débarquer en Tunisie ou à Malte ".

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