Nouvelles mises en examens pour l'ancien collaborateur d'Emmanuel Macron — Alexandre Benalla

Nouvelles mises en examen pour Benalla notamment pour le selfie avec une arme

Alexandre Benalla lors de sa sortie de la prison de la Santé à Paris le 26 février 2019

L'ex-collaborateur d'Emmanuel Macron était entendu mercredi par les juges d'instruction au palais de justice de Paris. La première concerne le selfie pris pendant la campagne présidentielle de 2017 aux côtés d'une serveuse de restaurant, muni d'une arme. Enfin, les deux autres mises en examen concernent des faits de violences survenus lors des manifestations du 1er mai, au Jardin des Plantes. Il est mis en examen pour "port et détention non autorisé d'armes de catégorie B".

Le 22 juillet, il avait déjà été mis en examen pour les violences de la Contrescarpe.

Pour ce qui est du jardin des Plantes, des personnes ont porté plainte pour avoir été selon elles interpellées avec rudesse par Alexandre Benalla. Ce jour de 1er-Mai, le jeune homme de 27 ans et son ami Vincent Crase, ex-employé de la République en Marche, se trouvaient en "observateurs" embarqués avec les forces de l'ordre de la Préfecture de police. Il avait alors prétendu qu'il s'agissait d'un "pistolet à eau" et ne pas se souvenir de ce selfie.

Le 24 septembre, Mediapart avait publié une photo d'Alexandre Benalla, l'air détendu, semblant brandir un pistolet de type Glock à une époque où il n'était pas autorisé à porter une arme en dehors du QG d'En marche! Dans l'attente de vérifications, les juges avaient ce jour-là renoncé à le mettre en examen. En outre, les enquêteurs ont noté que Benalla avait fait plusieurs achats dans une armurerie quelques jours avant le selfie.

Depuis l'été, l'affaire Benalla, qui n'en finit pas d'empoisonner l'exécutif, a donné lieu à l'ouverture de cinq procédures judiciaires distinctes et de nombreux rebondissements. Selon les informations de publicsenat.fr, le bureau du Sénat a finalement décidé de transmettre au parquet les cas d'Alexandre Benalla, Vincent Crase, Alexis Kohler, Patrick Strzoda et celui du général Lavergne.

Ainsi, le sénateur LR Philippe Bas qui présidait la commission d'enquête a envoyé au président du Sénat Gérard Larcher une lettre reprochant aux individus concernés des "omissions, incohérences et contradictions", soulignant qu'ils "ont retenu une part significative de la vérité lors de leur audition".

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