47% des seniors actifs n'arrivent pas à boucler leurs fins de mois

Pouvoir d'achat: un senior actif sur deux a du mal à boucler ses fins de mois

Pouvoir d'achat: un senior actif sur deux a du mal à boucler ses fins de mois

"Cela signifie qu'ils n'ont pas pu avoir accès à un crédit auprès de leur banque ou d'un organisme financier ", décrypte Céline François, directrice marketing de Cofidis dont la moitié des crédits concernent des plus de 50 ans.Un budget plombé par les dépenses contraintesLes causes principales de ces difficultés financières? À cette question, la réponse est tout sauf évidente. Ils travaillent mais ont l'impression d'avoir un pouvoir d'achat en berne. En effet, 80% des retraités jugent que leur pouvoir d'achat a diminué au cours des 12 derniers mois (contre 63% des actifs), et 69% estiment qu'il va diminuer au cours des 12 prochains mois (contre 54% des actifs). D'autre part, ils ont encore bien souvent non seulement des enfants à charge, mais s'occupent aussi de plus en plus souvent leurs parents.

Ils sont ainsi 47% à expliquer se retrouver dans la première situation, contre 35% pour leurs aînés, et 33% à avoir été à découvert sur les douze derniers mois contre 12% pour les retraités. Toujours active, faute d'avoir une pension de retraite suffisante, cette part de la population est plus exposée aux fins de mois difficiles et aux situations de découverts que les retraités. Les employés (43%) et les CSP- (42%) sont particulièrement concernés. Les seniors actifs ont principalement renoncé à. Une moindre activité à laquelle s'ajoute une double, une triple peine voire plus: le temps partiel est un phénomène plus fréquent dans leur tranche d'âge, leur plus jeune âge les expose à devoir encore s'occuper d'enfants à charge, et leur budget logement passe du simple au double par rapport aux retraités, qui ont souvent terminé de rembourser leur emprunt immobilier. Un seul exemple: après 55 ans, un quart (25,5 %) des seniors qui travaille est à temps partiel contre moins d'un sur cinq (18,5 %) pour l'ensemble des salariés. Les dépenses de première nécessité prennent également plus de place: 1 600 euros par mois contre 1 480 pour les retraités.

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