Algérie : Abdelaziz Bouteflika démissionne, les rues d'Alger en liesse

Un étudiant algérien brandit une pancarte lors d'une manifestation à Alger le 2 avril 2019

Un étudiant algérien brandit une pancarte lors d'une manifestation à Alger le 2 avril 2019

De même, le peuple dit garder un œil sur le général de corps d'armée, Ahmed Gaïd Salah, dont le rôle ne devrait " se limiter qu'à superviser la transition et éviter que la volonté du peuple algérien ne soit détournée ".

A la tête de l'Etat pendant 20 ans, plus qu'aucun de ses prédécesseurs, M. Bouteflika se dit "fier" de sa "contribution à ce que l'Algérie ait amorcé le 21e siècle en étant dans une situation meilleure" et des "progrès notables, réalisés dans tous les domaines, en faveur du peuple algérien".

"En foi de quoi, le Conseil constitutionnel s'est réuni en date du 27 Rajab 1440 correspondant au 3 avril 2019 sous la Présidence de Tayeb Belaiz, président de conseil Constitutionnel et en présence des membres Mohamed Habchi, vice-président, Salima Mousserati, Chadia Rehab, Ibrahim Boutkhil, Mohamed Reda Ousahla, Abdennour Graoui, Khadidja Abbad, Ismaïl Balit, El Hachemi Brahmi, M'hamed Adda Djelloul et Kamel Feniche".

L'agence de presse officielle APS a indiqué que le président de la République avait "notifié officiellement au président du Conseil constitutionnel sa décision de mettre fin à son mandat".

C'est le président du conseil de la Nation (chambre haute) Abdelkader Bensalah qui doit assurer l'intérim selon la constitution algérienne.

Un concert de klaxons a accueilli la nouvelle de la démission de M. Bouteflika à Alger, et des Algérois ont commencé à se rassembler sur le parvis de la Grande poste, épicentre de la contestation, en plein centre de la capitale.

Lundi, Abdelaziz Bouteflika avait fait savoir qu'il quitterait ses fonctions avant la fin effective de son mandat le 28 avril.

Massivement lâché jusque dans son camp, il s'était retrouvé ces derniers jours très isolé après que le général Gaïd Salah, indéfectible allié jusque-là, eut affirmé que son départ du pouvoir était la solution à la crise, position à laquelle se sont ralliés rapidement l'essentiel des piliers du régime.

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