Grand débat : dernière ligne droite pour Emmanuel Macron

Emmanuel Macron

Emmanuel Macron Reuters

Emmanuel Macron s'est par ailleurs dit "surpris" et "frappé" par ce qu'il considère être "les grands absents", "les manques" du débat, en citant notamment "le chômage", "alors que c'est la première cause d'un pouvoir d'achat difficile", "le monde" et "les sujets d'insécurité et de terrorisme (qui) ont comme disparus", a déploré le président.

Emmanuel Macron a annoncé mercredi à Saint-Brieuc que la sortie du "grand débat national" prendrait la forme d'une "redéfinition d'un projet national et européen" sans "reniement" ni "entêtement", et pas seulement d'une liste de réponses à des demandes catégorielles.

Les présidents de l'exécutif corse ont d'ores et déjà déclaré qu'ils ne se rendraient pas à Cozzano où se tiendra une réunion entre les maires insulaires et le chef de l'État, dernière étape de son tour de France dans le cadre du grand débat national.

Voilà qui ne devrait pas apaiser les tensions entre les Corses et le chef de l'Etat. Il doit y rencontrer jeudi les élus locaux à Cozzano (Corse-du-Sud). De son côté, Talamoni s'est empressé de relancer l'appel à une " île morte " jeudi 4 avril entre 12h et 18h, juste avant l'heure de l'apéritif. Dans les jours suivants, Jean-Guy Talamoni et Gilles Simeoni annonçaient qu'ils ne participeraient pas au débat.

La visite d'Emmanuel Macron se fait dans un contexte tendu. En réponse à une déclaration du président dans Corse-Matin, qui expliquait vouloir l'ouverture d'un "dialogue pour l'Histoire " et se disait "disponibles et volontaire " pour engager celui-ci, Gilles Simeoni, maire de Bastia, a "tenu à réaffirmer publiquement, publiquement et solennellement, qu'[ils ont] aussi la volonté inébranlable d'engager ce 'dialogue pour l'Histoire' ".

L'invitation a aussitôt été déclinée par l'Elysée, qui a toutefois précisé que "le président de la République est tout à fait disponible pour un échange avec MM". La balle a été saisie au bond par les dirigeants nationalistes de l'île, qui ont officiellement invité mercredi le président à venir "échanger" jeudi matin à l'Assemblée de Corse. "Simeoni et Talamoni à Cozzano ou à Paris dès qu'ils le souhaiteront". Plusieurs villas ont également été visées par des explosions depuis le début du mois.

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