Les enseignants ont manifesté à Beauvais contre le projet de loi Blanquer

L'intersyndicale éducation appelle à une nouvelle journée de grève des enseignants jeudi 4 avril 2019 à Toulouse

Education: La grève dans les écoles suivie par 15% à 25% des instituteurs

Comme dans de nombreuses villes de France, des enseignants et parents d'élèves de Pau ont répondu ce jeudi à l'appel national à mobilisation contre les "réformes Blanquer".

Selon le ministère, 15% des instituteurs n'ont pas fait classe jeudi, 25% selon le premier syndicat du primaire, le SNUipp-FSU. La contestation vient surtout de l'école primaire, qui sera obligatoire dès 3 ans l'année prochaine et qui, selon une disposition du projet de loi Blanquer, pourrait, dans certains cas être rattachée au collège. Malgré cela, ce serait les familles les premières responsables lorsque, en réaction aux diverses frondes de l'État sur les acquis sociaux des couches les plus prolétarisés, le moyen d'expression de cette précarité se canalise dans une violence dans les établissements scolaires.

Ces établissements "sont dirigés par un chef d'établissement qui exerce simultanément les compétences attribuées au directeur d'école", assisté d'adjoints "dont un au moins est chargé" du premier degré, précise le texte.

Parcoursup, réforme du bac, réduction des postes, devoir de réserve imposé aux enseignants... les motifs de mécontentements sont légion dans ce que les professionnels nomment désormais "l'école de la défiance". Voté par l'Assemblée nationale, il doit encore passer début mai devant le Sénat et les syndicats aimeraient le voir retoqué ou même abrogé.

Après avoir écrit aux enseignants, c'est aux directeurs d'école que le ministre de l'Éducation Jean-Michel Blanquer s'adresse par lettre mercredi, pour calmer les inquiétudes causées par son projet de loi controversé, leur garantissant le maintien de leur fonction, à la veille d'une nouvelle journée de mobilisation. Quelque 36.000 personnes étaient descendues dans la rue samedi et la grève du 19 mars avait été largement suivie (un quart des instits selon le ministère, 40% selon les syndicats).

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