Les enseignants mobilisés à Montpellier — Manifestation

Polynésie la 1ère

Polynésie la 1ère

Sept syndicats ont appelé à la mobilisation, ce jeudi 4 avril, au niveau national.

Ce syndicat note dans son décompte de grosses disparités régionales: 70 % de grévistes à Paris, 50 % en région parisienne, 40 % à Toulouse et Nantes etc. Le rectorat de Paris indique de son côté 37 % de grévistes dans les écoles de la capitale.

"L'école de la confiance"? Ils étaient plus d'une vingtaine d'enseignants du 1 et 2 degré du SNUIPP et du Snetaa à s'être donné rendez-vous jeudi matin devant le bâtiment du haut-commissariat, pour montrer leur désapprobation face au projet de loi Blanquer relatif à " l'école de la confiance ".

Pour réagir aux milliers d'enseignants qui ont battu le pavé jeudi dernier, Jean-Michel Blanquer s'est empressé de réserver une place dans l'émission de Jean-Jacques Bourdin sur RMC pour tenter d'inverser la vapeur. Les syndicats aimeraient voir le voir retoqué ou même abrogé car, estiment-ils, cet ensemble de mesures traduit une politique éducative globalement "rétrograde et libérale", faite "à marche forcée" et qui entraîne la casse de l'école.

En cause, plusieurs dispositions, notamment la création d'"établissements publics des savoirs fondamentaux", dont l'objectif sera de rassembler en une seule entité un collège et une ou plusieurs écoles du même secteur, et qui fait redouter à certains la disparition des directeurs d'école.

Ce sont les enseignantEs du premier degré qui sont désormais à la pointe de la mobilisation avec des mouvements de grève reconductible amorcés dans plusieurs départements (en Loire-Atlantique, à Paris, en Haute-Garonne, dans les Deux-Sèvres...), mais aussi avec une profusion d'assemblées générales de secteurs, d'actions et d'occupations d'écoles menées en lien avec les parents d'élèves.

Mais dans l'éducation, ça pulse à tous les étages.

Jean-Michel Blanquer, à l'Assemblée nationale mercredi, lors de la séance de questions au gouvernement. Un constat certainement pertinent. C'est dans le primaire que l'appel à la grève a été le plus suivi.

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