"Une imbécilité et une erreur stratégique majeure" (Vallaud, PS) — Privatisation d'ADP

Privatisation d'ADP des parlementaires d'opposition enclenchent un

Le logo d'ADP à l'aéroport de Roissy en juin 2018

À la demande du Parti socialiste, les groupes d'opposition à l'Assemblée se sont rejoint pour lancer un référendum d'initiative partagée afin de refuser la privatisation des Aéroports de Paris, rapporte BFMTV. Depuis la première lecture en octobre, cette privatisation est devenue, après son rejet au Sénat, la principale pomme de discorde, certains pointant un "cadeau à Vinci", qui ne cache pas son intérêt. "Nous ne voulions pas que soit à nouveau commise l'erreur qui s'est transformée en scandale, de la privatisation des autoroutes, avec la privatisation des aéroports de Paris", a déclaré Boris Vallaud lors d'une conférence de presse.

Alors que 185 signatures sont requises pour lancer cette procédure jusqu'ici inédite, les parlementaires ont recueilli 218 paraphes contre cette disposition phare du projet de loi Pacte sur les entreprises, en cours d'examen au Parlement.

"Il s'agit de demander aux Françaises et aux Français s'ils sont d'accord pour que l'exploitation, l'aménagement et le développement des aérodromes de Paris Charles-de-Gaulle, Paris Orly et Paris Le Bourget, revêtent le caractère de service public national", a-t-il ajouté.

L'initiative doit désormais être validée par le Conseil constitutionnel et signée par 10 % du corps électoral (soit 4,5 millions de citoyens), pour organiser le référendum.

Outre la centaine de députés et sénateurs socialistes et la trentaine d'élus communistes des deux chambres, près d'une cinquantaine de LR ont apporté leurs voix dont Gilles Carrez, ainsi que douze députés Libertés et territoires et des sénateurs RDSE et Union centriste. Les signatures LFI ont été intégrées avec retard après "des petits problèmes administratifs", a ironisé Eric Coquerel - d'autres élus avaient évoqué en coulisses des réticences de LR à leur égard.

Selon une source parlementaire, le parcours de Pacte ne devrait pas être remis en cause par l'initiative de "RIP", qui "vient un peu tard".

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