Guaido dit entretenir des contacts "très discrets" avec des militaires — Venezuela

Juan Guaido le chef de l'opposition vénézuélienne s'adresse à ses partisans à Caracas le 5 avril 2019

Juan Guaido le chef de l'opposition vénézuélienne s'adresse à ses partisans à Caracas le 5 avril 20191/5

Les tensions ont éclaté lorsque Guaido s'est déclaré président par intérim le 23 janvier - une initiative appuyée par les États-Unis et de nombreux pays européens et latino-américains. Nicolas Maduro les a appelés à maintenir l'ordre.

L'Assemblée nationale a signalé l'arrestation de deux députés lors de la manifestation à Maracaibo et a demandé leur libération immédiate.

Devant une foule de ses partisans rassemblés près du palais présidentiel de Miraflores, M. Maduro a appelé plusieurs pays de la région à contribuer à l'établissement d'un dialogue intervénézuélien. "Tous dans la rue, pour la phase définitive qui mettra fin à l'usurpation!", a déclaré Juan Guaido, juché sur un camion équipé d'enceintes, devant des milliers de supporters massés dans l'est de Caracas, qui agitaient des drapeaux jaunes, bleus et rouges du Venezuela et des panneaux avec l'inscription "liberté".

Il faut se rappeler qu'en janvier 2019, le Mexique et l'Uruguay avaient été proposés pour établir un dialogue entre le président Nicolas Maduro et Juan Guaido, qui n'avait pas fonctionné.

Le gouvernement du président Nicolas Maduro attribue ces pannes à des "attaques électromagnétiques, cybernétiques et physiques" contre la centrale hydroélectrique de Guri, qui produit 80% de l'énergie du pays.

Jusqu'à présent, M. Guaido a rejeté toute discussion avec le pouvoir chaviste. L'opposant a aussi été déclaré inéligible pour 15 ans.

Un certain nombre de pays le reconnaissent comme le chef d'État légitime du Venezuela.

Arrêter Guaido "serait une très grave erreur, peut-être la dernière (erreur) du régime" de Maduro, a prévenu vendredi Elliott Abrams, représentant spécial américain pour la crise vénézuélienne, dans un entretien à la chaîne NTN24.

"La réaction, je vous l'assure, sera très forte, nous avons des plans", a-t-il ajouté sans plus de détails.

La Chine a aussi affirmé son opposition à "toute ingérence" au Venezuela, comme à "toute intervention militaire" dans ce pays.

La marche de samedi vise aussi à protester contre les coupures de courant à répétition et les problèmes d'approvisionnement d'eau, selon M. Guaido.

Depuis le 7 mars et une panne géante qui avait laissé presque tout le pays dans l'obscurité pendant cinq jours, les coupures d'électricité ont été sporadiques au Venezuela, affectant notamment les services de distribution d'eau, les transports et les réseaux de téléphone et internet.

Le Conseil de sécurité des Nations unies doit se réunir mercredi à la demande de Washington, en présence du vice-président américain Mike Pence, pour discuter de la crise humanitaire au Venezuela.

Le sénateur américain Marco Rubio, féroce critique du président vénézuélien, a également réagi: "A moins que l'Iran ne devienne soudainement une source importante de touristes internationaux, c'est une raison supplémentaire qui montre que le régime de Maduro est une menace pour la sécurité nationale des Etats-Unis", a-t-il écrit sur Twitter. Son opposant estime que c'est l'incurie du gouvernement qui est à blâmer. Vendredi, les Etats-Unis ont annoncé de nouvelles sanctions contre 34 navires du groupe pétrolier public vénézuélien PDVSA.

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