Franceinfo junior. Quels pays appliquent la peine de mort ?

Dans le monde le recours à la peine de mort est au plus bas depuis 10 ans relève l'ONG

Dans le monde le recours à la peine de mort est au plus bas depuis 10 ans relève l'ONG

Le Burkina Faso a adopté un nouveau code pénal excluant la peine de mort et aux États-Unis, la loi relative à la peine capitale dans l'État de Washington a été déclarée inconstitutionnelle. Néanmoins, le Maroc s'était rangé du côté des Etats ayant choisi l'abstention pour un moratoire de l'application de la peine de mort votée par l'Assemblée générale des Nations unies en décembre dernier. Or, la Chine exécuterait plus que tous les autres pays réunis. Les chiffres réels seraient considérablement plus élevés pour certains pays qui "dissimulent sciemment les procédures judiciaires liées à la peine de mort", ne comptabilisent pas leur nombre ou ne les communiquent pas.

Dans son bilan mondial annuel, Amnesty International rapporte une baisse du chiffre d'exécutions à travers le monde. Une baisse de 50% à 75% est constatée en Irak, au Pakistan et en Somalie. L'Iran, surtout, a vu ses exécutions chuter de moitié depuis la modification de sa législation relative à la lutte contre les stupéfiants.

80 % des exécutions sont à mettre à l'actif de quatre pays: l'Iran, l'Arabie Saoudite, le Viêt-Nam et l'Irak. De plus, jusqu'à fin 2018, 93 personnes attendaient dans le couloir de la mort, tandis que cinq personnes ont été graciées au cours de la même année, selon Amnesty. Le second, avec treize mises à mort, a dépassé la dizaine pour la première fois depuis 2003. L'ONG s'est dite "préoccupée par la forte hausse du nombre" de ces condamnations dans certains pays. C'est le cas de la Thaïlande, qui l'avait pourtant bannie en 2009. C'est trois de moins qu'en 2017 et 11 de moins qu'il y a 20 ans. L'organisation vise en particulier la Chine, qui aurait, comme les années précédentes, "condamné et mis à mort des milliers de personnes, restant en tête du classement mondial en termes de nombre d'exécutions". Malgré une baisse globale, le nombre d'exécutions a augmenté aux États-Unis (25), au Japon (15), à Singapour (13) au Soudan du Sud (7) et au Belarus (4).

À noter: la baisse du nombre d'exécutions aux États-Unis avant 2017 s'explique "en partie parce que des actions en justice avaient entraîné la révision des protocoles d'injection létale ou parce que les États avaient rencontré des problèmes pour se procurer les substances utilisées pour l'injection létale", précise le rapport d'Amnesty.

Au Maroc, 19 condamnations la peine de mort ont été prononcés en 2018, précise l'ONG.

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