Theresa May exhorte les députés à trouver un " consensus "

Emmanuel Macron à Bruxelles mercredi

Emmanuel Macron à Bruxelles mercredi. KENZO TRIBOUILLARD AFP

Divisés entre les partisans d'un court report menés par la France et les défenseurs d'un délai plus long, les 27 ont mis plusieurs heures pour forger leur proposition, avant de la soumettre vers 01H30 (23H30 GMT) à la Première ministre britannique.

Les dirigeants européens et Theresa May sont tombés d'accord dans la nuit de mercredi à jeudi pour un report du Brexit pouvant aller jusqu'au 31 octobre, écartant provisoirement le spectre d'une séparation brutale, à l'issue d'un sommet tendu à Bruxelles.

La Première ministre britannique Theresa May a finalement obtenu davantage de temps pour tenter de faire accepter au Parlement de Westminster l'accord de retrait qu'elle avait péniblement négocié avec Bruxelles.

Plus généralement, il juge que "sans (les Britanniques), l'Union serait aujourd'hui beaucoup plus loin, beaucoup plus forte, beaucoup plus unie", car ces "héritiers d'un immense empire et vainqueurs incontestés de deux guerres mondiales (.), n'ont jamais dépassé leur nationalisme et la géopolitique qui en découle", et leur action n'a souvent "visé qu'au ralentissement de la construction européenne, conformément à ce qu'ils jugeaient être leur intérêt".

Si le Royaume-Uni n'a pas quitté l'Union européenne d'ici au 1 juin, Londres devra organiser le scrutin supranational. Auquel cas, si l'accord de divorce passe l'étape du Parlement au cours du mois de juin, les Britanniques sortiront de l'UE le 1er juillet.

Un report au-delà du 30 juin pourrait "mettre en danger l'Union européenne". Officiellement, il s'agit de la veille de l'entrée en fonction de la nouvelle Commission européenne.

En marge de ce sommet européen spécial, le président français Emmanuel Macron a formulé sur Twitter ses "trois principes" vis-à-vis du Brexit.

La stratégie d'Emmanuel Macron était d'obtenir le plus de garanties possibles de la part du Royaume-Uni.

La dirigeante conservatrice a dans ce but entamé la semaine dernière des discussions avec le chef de l'opposition travailliste, Jeremy Corbyn, une première depuis son arrivée au 10, Downing Street. Si le Royaume-Uni participe aux élections, le nombre de députés ne changera pas.

Ce n'est pas l'hypothèse qui paraît la plus probable mais elle reste tout de même sur la table: le Royaume-Uni peut décider de ne pas sortir de l'Union européenne et revenir sur sa décision d'invoquer l'article 50 du Traité de Lisbonne.

Le procureur général du Royaume-Uni Geoffrey Cox a fait savoir que le gouvernement "écoutera" toute suggestion faite par les opposants du Parti travailliste sur la voie à suivre en ce qui concerne le Brexit, y compris l'option d'un second référendum.

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