Les combats en Libye ont déplacé plus de 8.000 personnes — ONU

Libye 121 morts et près de 600 blessés dans les combats près de Tripoli

Les combats se poursuivent à Tripoli et font des milliers de déplacés

Le siège de Tripoli va-t-il commencer?

Des dizaines de personnes ont été tuées au cours de cette semaine dernière et plus de 300 ont été blessées, selon l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (Ocha) de l'ONU a fait état de 13 500 personnes déplacées par les combats, dont 900 ont été hébergées dans des centres d'accueil.

Après de longues tractations, l'Union européenne et ses Etats membres ont approuvé jeudi une déclaration appelant au "retrait" de l'ANL de la capitale, ainsi que des autres forces venues d'autres régions pour la combattre.

Pour la seule journée de ce vendredi, 21 familles ont été évacuées, en plus des 200 autres secourues hier à coté de 250 migrants de l'Afrique sub-saharienne, selon cette même source.

L'assemblée avait dû se réfugier dès son élection en 2014 à l'est du pays, tenu d'une main de fer par le maréchal Khalifa Haftar, après qu'une coalition de milices, "Fajr Libya", s'était emparée de la capitale Tripoli (à l'ouest de la Libye).

"Nous irons aux urnes une fois que les milices auront déposé leurs armes", a-t-il poursuivi. La bataille de Tripoli a également fait plus de 13 000 déplacés. Sur place, les représentants de l'ONU redoutent une guerre d'usure qui se traduise par un recours accru aux frappes aériennes et à l'artillerie lourde, avec des conséquences dramatiques pour la population civile.

Des habitants de Tripoli fuyant les combats. Certains soutiens de l'ANL, comme les Émirats arabes unis et l'Égypte, pourraient lui porter secours s'il subit des revers militaires. Celui-ci a également assuré les habitants de Tripoli que "la campagne pour libérer la ville sera limitée et ne violera aucune liberté, mais permettra de rétablir la sécurité et de lutter contre le terrorisme".

" Les gouvernements occidentaux ont tardé à réagir parce qu'ils attendaient de voir si Haftar réussirait à passer des accords avec des groupes armés locaux et entrer dans Tripoli, estime Wolfram Lacher".

Les événements sur le terrain ont perturbé la scène libyenne dans son ensemble, a ajouté le journal, précisant que la nouvelle a été un choc pour tout le monde, citant, à titre d'exemple le Secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, qui a exprimé sa préoccupation pour le "mouvement militaire" et "le risque de confrontation", après une réunion avec président du Conseil présidentiel, Fayez Al-Sarraj à Tripoli où il a effectué une visite.

Huit jours avant le début de l'offensive, le roi Salman et son fils, le prince héritier saoudien Mohammed Ben Salman, offraient au maréchal, en visite à Riyad, une aide financière de plusieurs millions de dollars pour l'aider à acheter la loyauté de chefs de tribus ainsi qu'à recruter et payer des combattants.

Le président égyptien Abdel-Fattah al-Sissi s'est entretenu dimanche au Caire avec le chef de l'Armée nationale libyenne (ANL), Khalifa Haftar, sur les derniers développements en Libye, a déclaré la présidence égyptienne dans un communiqué.

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