Des singes reçoivent un gène du cerveau humain

Grotte de Callao

AFP 2019 Florent DETROITHomo luzonensis des chercheurs annoncent la découverte d'une nouvelle espèce humaine

Plusieurs chercheurs américains et chinois ont mené une étude incluant le fait d'implanter des gènes humains à des singes pour voir si une telle expérience pouvait rendre les primates plus intelligents.

Leur objectif? Étudier l'évolution de l'intelligence humaine.En partenariat avec des scientifiques de l'Université de Caroline du Nord, des chercheurs de l'Institut de zoologie de Kunming et de l'Académie des sciences chinoises ont ainsi implanté à 11 macaques rhésus des versions humaines du gène MCPH1, qui selon des estimations jouent un rôle dans le développement du cerveau humain. Phase pendant laquelle les scientifiques ont constaté que ces animaux avaient une meilleure mémoire à court terme et un meilleur temps de réaction, comparé à leurs congénères qui vivent dans la nature mais possédaient toutefois un cerveau de taille similaire.

"Nos résultats démontrent que des primates transgéniques non-humains (en dehors des espèces de grands singes) ont le potentiel pour fournir des aperçus importants - et potentiellement uniques - concernant des questions fondamentales sur ce qui rend l'homme unique", concluent les auteurs de l'étude, qui estiment que le macaque rhésus est suffisamment éloigné de l'homme pour ne pas susciter de problèmes éthiques. Lors des expériences, les singes devaient alors retenir des formes et des couleurs qui défilaient sur un écran.

Cette étude sur les singes semble donc assez prometteuse, si bien qu'elle a déjà obtenu une publication dans le National Science Review de Pékin.

" Les humaniser revient à faire quelque chose de mal. Où vivraient-ils et que feraient-ils? Il ne faut pas créer un être vivant qui ne peut pas avoir une vie significative dans un contexte quelconque", peut-on lire dans le MIT Technology Review.

En novembre 2018, le chercheur chinois He Jiankui avait annoncé avoir fait naître deux bébés humains dont les gènes avaient été modifiés pour les protéger du virus du sida.

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