Les annonces de Macron ont fuité — Grand débat national

Emmanuel Macron est interrogé par des journalistes à deux pas de la cathédrale Notre Dame

Emmanuel Macron est interrogé par des journalistes à deux pas de la cathédrale Notre Dame

L'annonce d'une allocution d'Emmanuel Macron ce soir à 20h, au lendemain du report des annonces suivant la fin du Grand Débat en raison de l'incendie de Notre-Dame-de-Paris, laissait à penser que le président allait avancer ses propositions, qui ont par ailleurs fuité dans la presse. "Vous voulez, je l'ai entendu, être mieux représentés", devait-il dire, en assurant "partager cette conviction".

Le texte de l'allocution que devait prononcer le président français ce lundi soir a fuité dans la presse.

Le chef de l'État n'avait toutefois pas prévu de trancher ce débat dans son allocution. Avec un objectif: bâtir "une société de l'égalité des chances" aux "bases exclusivement méritocratiques", rapporte Le Figaro.

Emmanuel Macron a annoncé qu'aucune fermeture d'école et d'hôpital n'aura lieu jusqu'à la fin du quinquennat, " sauf demande des maires ".

Emmanuel Macron a souhaité mardi soir, dans une adresse à la Nation, que la cathédrale Notre-Dame soit rebâtie " plus belle encore " d'" ici cinq années", après avoir été ravagée par un incendie lundi soir.

Emmanuel Macron sait combien l'exaspération fiscale pèse sur ses compatriotes, le virage dans ce domaine est donc important avec une baisse des impôts pour les classes moyennes, la suppression de niches fiscales et une réflexion sur le rétablissement de l'ISF.

Le président réclame aussi une "évaluation objective" de la transformation de l'ISF en IFI dès le début de l'année 2020, afin d'"apporter toutes les modifications et corrections nécessaires".

Le chef de l'État, lui-même énarque, est favorable à un changement de "la formation, la sélection, les carrières en supprimant l'ENA et plusieurs autres structures". L'ENM (École nationale de la magistrature) sera également supprimée, rapporte Les Echos. L'autre annonce très importante, censée être une réponse aux critiques des manifestants sur l'élitisme à la française, est la suppression de l'ENA, l'École Nationale d'Administration. Le chef de l'Etat envisagerait la réindéxation des retraites de moins de 2 000 € sur l'inflation. Par mesure d'économie, le Premier ministre Édouard Philippe avait annoncé fin août que la hausse des pensions de retraites (tout comme celle des allocations familiales et des aides personnalisées au logement, APL) serait plafonnée à 0,3 % en 2019 et 2020, une mesure impopulaire qui s'ajoutait à l'effet de la hausse de la CSG pour certains retraités. Parmi les mesures en faveur du pouvoir d'achat, le texte mentionne également que la prime exceptionnelle de 1 000 euros défiscalisée et sans cotisations sociales, décidée fin décembre 2018, va être "pérennisée" et ouverte aux employeurs "chaque année". Objectif: "plus de fonctionnaires sur le terrain, avec davantage de responsabilités" et "moins de fonctionnaires à Paris pour écrire des normes ou créer des règles". Les Gilets jaunes s'apprêtent samedi prochain à lancer un second ultimatum lors de l'acte 23 de leur mobilisation.

Enfin, le président de la République veut installer " une convention de 300 citoyens tirés au sort" dès le mois prochain, en mai.

Selon nos confrères du Monde, Emmanuel Macron compte diminuer le nombre de parlementaires et introduire une dose de proportionnelle aux législatives dans le cadre d'une réforme constitutionnelle mise en oeuvre dès cet été.

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