"Nous rebâtirons Notre-Dame d'ici cinq années" — Macron

Paris le 15 avril 2019
Incendie de la cathédrale Notre Dame de Paris

Paris le 15 avril 2019 Incendie de la cathédrale Notre Dame de Paris

Suite à l'incendie de la cathédrale, deux libraires franciliens appellent leurs confrères à reverser, pour la reconstruction de l'édifice, leur part de revenus liés aux ventes du roman de Victor Hugo, Notre-Dame de Paris. Mais derrière chaque donateur, même privé, c'est aussi l'État qui met la main au portefeuille en encourageant fortement les dons et le mécénat via un traitement fiscal (très) avantageux.

Les pompiers et les conservateurs du patrimoine continuent ce mercredi 17 avril d'oeuvrer dans l'urgence à la sécurisation de Notre-Dame, menacée en trois points, au lendemain du défi lancé par Emmanuel Macron de reconstruire la cathédrale en cinq ans.

Ces donations, qui s'ajoutent aux promesses de dons formulées par les associations, les collectivités et les particuliers, ne seront pas sans conséquences pour les finances publiques. Bien loin donc des cinq ans promis par le président. La remise est alors appliquée dans la limite de 50% de l'impôt dû par l'entreprise.

Ce taux de 90%, qui signifie que l'entreprise ne contribue in fine qu'à hauteur de 10% de son geste, ne peut en théorie pas s'appliquer à des projets de restauration de grands monuments patrimoniaux, comme la reconstruction de Notre-Dame, étant limité aux objets "qui risquent de sortir du territoire".

Plusieurs centaines de personnes étaient réunies mardi soir place Saint-Michel pour prier et se recueillir après le terrible incendie qui a frappé Notre-Dame de Paris. Il " sera suivi d'une réunion de lancement de la souscription nationale et de la reconstruction ". "Cela impliquerait de changer la loi", a assuré cette source, en mettant en garde contre un dispositif qui reviendrait à favoriser les entreprises au détriment des finances publiques.

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