Le Malawi teste un nouveau vaccin — Paludisme

Le Malawi donne mardi le coup d'envoi du premier test grandeur nature du vaccin expérimental le plus avancé à ce jour contre le paludisme

Le Malawi donne ce mardi le coup d’envoi du premier test grandeur nature du vaccin expérimental le plus avancé à ce jour contre le paludisme,

Le Malawi a lancé mardi le premier test grandeur nature du vaccin expérimental le plus avancé à ce jour contre le paludisme.

C'est l'aboutissement de plus de trente ans de travaux et d'un investissement d'un milliard de dollars.

Cette campagne vise à confirmer l'efficacité du vaccin sur des enfants âgés de moins de 2 ans, les plus vulnérables à la malaria a débuté dans un centre de santé de la capitale malawite Lilongwe. Et l'Organisation mondiale de la santé (OMS) espère vacciner cent vingt mille enfants dans chacun de ces trois pays d'ici à 2020.

Des essais antérieurs de moindre envergure ont montré que près de 40 % des enfants de 5 à 17 mois qui l'avaient reçu étaient protégés.

Les enfants âgés de moins de 5 ans représentent plus des deux tiers de ces décès.

Reste que l'efficacité du "Mosquirix" est relative.

"Oui ce test à grande échelle permettra surtout de voir s'il est faisable de l'introduire dans le programme de vaccination de routine, et si en complément des autres mesures de lutte contre le paludisme, c'est à dire les moustiquaires, les pulvérisations, le traitement préventif et la rapidité de diagnostic et de traitement, il apporte l'outil complémentaire qui permettrait de diminuer de manière spectaculaire la malaria dans les pays à forte transmission". Entre 2000 et 2015, le nombre de personnes décédées de cette maladie a diminué de 62% mais, revers de la médaille, les moustiques qui la véhiculent craignent de moins en moins les insecticides.

Le programme de vaccination contre le paludisme s'inscrit dans le cadre des efforts déployés depuis les années 1990 pour éradiquer la maladie. Il ne permet pas de se prémunir totalement de la maladie, mais il réduit considérablement les cas d'infection. "De nouveaux moyens sont nécessaires pour continuer à progresser vers l'éradication", a-t-il ajouté, "l'évaluation précise des vaccins expérimentaux en est un élément essentiel". Mais il se trouve que les progrès que l'on a acquis au cours des dernières années actuellement stagnent un petit peu, et ce nouveau vaccin est un des espoirs, mais il pourrait aussi relancer l'intérêt des bailleurs de supporter toutes les actions de lutte contre le paludisme.

"De fait les enfants sont les plus touchés par la maladie, et que un enfant meurt de paludisme toutes les deux minutes". L'objectif de l'OMS est de réduire le nombre de morts de 90% en 2030 par rapport aux 429'000 enregistrées en 2015.

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