"Voitures électriques : "six milliards d'euros pour créer l'" Airbus des batteries "

Les ministres allemand et français de l'Economie Peter Altmaier et Bruno Le Maire, aux côtés du vice président de la commission européenne Maros Sefcovic le 2 mai 2019 à Paris

Cinq à six milliards d'euros pourraient être investis dans l'Airbus des batteries - Constructeurs

5 à 6 milliards d'euros seront investis pour ce consortium franco-allemand, avec 1,2 milliard de fonds publics.

Le français PSA et sa filiale allemande Opel étudient une participation au consortium européen de batteries. Une enveloppe composée à "4 milliards d'euros d'argent privé" et à 1,2 milliard de subventions publiques, un montant ayant fait l'objet d'un accord de principe par la Commission.

Ce projet, lancé voilà 18 mois, devrait déboucher selon M. Le Maire sur la construction d'ici 2020 d'une usine pilote de 200 emplois en France, puis d'ici 2023 de deux usines de production, l'une en France, l'autre en Allemagne, susceptibles de créer 1500 emplois chacune.

" C'est une étape majeure", a insisté Bruno Le Maire". Réunis au sein du ministère de l'Economie et des Finances à Paris, Bruno Le Maire et son homologue allemand Peter Altmaier se sont félicités jeudi 2 mai du "soutien stratégique [apporté par] la Commission européenne" sur l'initiative franco-allemande d'Airbus des batteries, qui devient de facto "un projet européen", selon les termes du ministre français.

6 milliards pour l'Airbus des BatteriesEn décembre dernier, la France et l'Allemagne s'engageaient côte à côte pour entamer une coopération industrielle européenne autour de la création de batteries.

" Aucune décision n'a été prise à ce stade et ne sera prise tant que l'Union européenne n'aura pas pris un engagement formel", sur les aides, a déclaré un porte-parole du deuxième constructeur automobile européen à l'AFP.

"D'autres Etats membres ont déjà manifesté leur souhait de rejoindre le projet". Maros Sefcovic a ainsi estimé qu'un feu vert pourrait être donné "avant la fin [du] mandat de la Commission européenne, c'est-à-dire avant la fin d'octobre de cette année". "Je pense à l'Italie, à la Belgique, à la Pologne, à l'Autriche, à la Finlande", a ajouté Bruno Le Maire, en présence du vice-président de la Commission européenne Maros Sefcovic.

Mais l'Europe souhaite combler ce retard abyssal, notamment face à la Chine, afin de réduire la dépendance des constructeurs automobiles européens et alors que les ventes de voitures électriques devraient décoller dans l'Union européenne, dopées par les restrictions d'émissions.

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