Trump accentue la pression sur Pékin

Les drapeaux chinois et américains devant la Maison-Blanche en janvier 2011.                  JEWEL SAMAD  AFP

Les drapeaux chinois et américains devant la Maison-Blanche en janvier 2011. JEWEL SAMAD AFP

Les ministres du président américain ont expliqué avoir eu " un dîner de travail avec le vice-Premier ministre chinois Liu He", au cours duquel ils ont convenu de poursuivre les discussions dans les bureaux de Robert Lighthizer ce vendredi matin.

Mais la Maison Blanche maintient la pression sur Pékin: sur les réseaux sociaux, Donald Trump a indiqué que les discussions allaient se poursuivre, tout en mettant en place de nouvelles sanctions.

Washington aurait donné à Pékin trois à quatre semaines pour parvenir à sceller un traité, faute de quoi les tarifs douaniers se propageront à l'ensemble des importations venant de Chine (539,5 milliards en 2018), avait affirmé plus tôt l'agence d'informations économiques Bloomberg, citant deux sources proches du dossier.

Les Etats-Unis et la Chine ne sont toujours pas parvenus à un accord, dans le bras de fer commercial qui les oppose.

Ces produits jusque-là soumis à des droits de douane de 10% sont désormais taxés à hauteur de 25% depuis 00h01 heure de New York (04h01 GMT) vendredi.

Le ministère du Commerce a déclaré dans un communiqué que la onzième série de consultations économiques et commerciales de haut niveau entre la Chine et les États-Unis était en cours, et que la Chine espérait que les deux parties pourraient travailler ensemble pour résoudre les problèmes existants de manière coopérative.

La Chine s'est dite prête à prendre des mesures de représailles immédiates.

De son côté la Chine prépare bien entendu sa riposte.

En juin dernier, Donald Trump avait créé un mouvement de recul important des marchés lorsqu'il avait décrété que les États-Unis avaient décidé d'imposer un tarif douanier de 10 % sur plus de 200 milliards US de produits d'importation chinois.

L'augmentation des droits de douane supplémentaires, appliquée depuis vendredi, porte sur une myriade de marchandises (télévisions, ameublement, automobiles, etc).

De leur côté, les responsables chinois ont fait savoir dimanche, dans les colonnes de China Daily, le journal officiel du pouvoir, que la Chine était "fermement opposée à une guerre commerciale, mais que le pays était parfaitement préparé à se battre".

"Cela laisse aux deux parties une occasion de parvenir à un accord dans les toute prochaines semaines, même si des défis demeurent", ajoute la banque.

Il a ainsi émis l'idée d'utiliser l'argent généré par ces droits de douane -plus de 100 milliards de dollars par an selon lui- pour "acheter des produits agricoles" aux "formidables agriculteurs" américains, "dans des proportions supérieures à ce que n'a jamais fait la Chine".

"Nous ne pensons pas que les Chinois soient allés assez loin".

Economistes et industriels estiment qu'il faudra peut-être attendre trois à quatre mois avant que les consommateurs américains éprouvent les répercussions de cette hausse des droits sur les prix à la vente. Pour rappel, le président américain ne cesse de répéter que les droits de douane imposés à la Chine permettent de remplir les caisses du Trésor américain.

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