Un groupe d'hommes armés attaque un hôtel de luxe à Gwadar — Pakistan

La majorité des clients ont été évacués

La majorité des clients ont été évacués

Samedi, l'armée pakistanaise avait annoncé la mort d'un garde qui avait résisté à "trois terroristes" voulant "forcer l'entrer du PC" (Pearl continental, NDLR) de Gwadar (sud-ouest).

Un commando de trois hommes armés habillés en militaires s'était introduit à l'intérieur de l'hôtel cinq étoiles Pearl Continental, tuant trois vigiles et un employé de l'hôtel, ainsi qu'un soldat de la marine.

La "majorité" des clients ont été évacués, a-t-il poursuivi, ajoutant que les forces de sécurité traquaient les assaillants. "On nous a toutefois signalé que quelques personnes avaient été légèrement blessées", a déclaré M. Langu au téléphone.

"Des ambulances et du personnel de secours attendaient sur une route menant à l'hôtel, a raconté Mohammad Aslam, un policier de Gwadar, qui a dit entendre des coups de feu de son bureau, tandis que l'opération des forces de l'ordre touchait selon lui à sa fin". Situé sur une corniche, il surplombe en outre le port en eaux profondes creusé par la Chine, vaisseau amiral du Corridor économique Chine-Pakistan (CPEC), dans lequel la Chine a investi des dizaines de milliards d'euros.

Frontalier de l'Afghanistan et l'Iran, le Baloutchistan est la plus pauvre des quatre provinces du Pakistan, malgré des gisements d'hydrocarbures et de minéraux. De nombreuses infrastructures doivent être construites dans ce cadre.

La sécurité a été renforcée à travers le Pakistan ces dernières années, notamment depuis la pire attaque survenue dans le pays, qui avait fait 148 morts, essentiellement des élèves d'une école de Peshawar, en 2014. Le CPEC donnera aux produits chinois un accès direct à la mer d'Arabie.

L'organisation Front de libération du Baloutchistan qui lutte pour l'indépendance de cette région montagneuse a déjà revendiqué l'attaque, écrit The Balochistan Post.

"De telles tentatives, particulièrement au Baloutchistan, constituent des efforts pour saboter nos projets économiques et notre prospérité", a regretté Imran Khan dans un communiqué, tout en rendant hommage aux "morts et aux blessés parmi les forces de sécurité". D'après le CRSS, un think-tank pakistanais, 1 131 personnes ont été tuées dans des violences extrémistes, politiques ou criminelles en 2018, soit une chute de plus de 80 % par rapport à 2015.

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