La justice suédoise rouvre une enquête pour viol contre Julian Assange

Les États-Unis ont fortement renforcé leur présence dans le Golfe depuis le début du mois

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"J'ai décidé aujourd'hui de rouvrir l'enquête", a annoncé Eva-Marie Persson, procureure adjointe, lors d'une conférence de presse. Depuis sa spectaculaire arrestation le 11 avril, l'Australien, détenu dans la prison de haute sécurité de Belmarsh, a déjà été condamné à cinquante semaines de prison pour avoir enfreint les conditions de sa liberté sous caution en se réfugiant en juin 2012 dans l'ambassade londonienne de l'Equateur, où il a vécu reclus pendant près de sept ans. Julian Assange et ses soutiens n'auront eu de cesse de dénoncer une manœuvre destinée à faire extrader le fondateur de WikiLeaks vers les États-Unis pour y répondre des fuites de documents secrets américains par son site.

En 2012, l'Australien, qui faisait l'objet de poursuites en Suède pour viol, s'était réfugié dans l'ambassade d'Équateur à Londres pour éviter d'être extradé vers la Suède d'abord et ensuite vers les États-Unis, qui le réclament pour "piratage informatique", punissable de cinq ans de prison. La justice suédois a annoncé lundi 13 mai relancer les poursuites pour viol contre le fondateur de WikiLeaks, alors que l'affaire avait été classée sans suite en mai 2017.

Âgée d'une trentaine d'années à l'époque des faits, la plaignante avait rencontré Julian Assange lors d'une conférence de WikiLeaks à Stockholm. Elle l'accuse d'avoir engagé un rapport sexuel dans la nuit du 16 au 17 août, pendant qu'elle dormait et sans préservatif, alors qu'elle lui avait à plusieurs reprises refusé tout rapport non protégé.

Julian Assange a toujours soutenu qu'elle était consentante et avait accepté de ne pas utiliser de préservatif. Cette procédure avait alors été frappée par la prescription en 2015. Interrogé par RT France sur ce nouvel épisode judiciaire, Kristinn Hrafnsson, rédacteur en chef de WikiLeaks, a affirmé en préambule de son intervention que Julian Assange profiterait de cette occasion pour "blanchir son nom". En revanche, Julian Assange n'avait jamais été entendu au sujet de la plainte pour viol d'une autre jeune femme, jusqu'à son audition à l'ambassade équatorienne en novembre 2016 par un procureur équatorien, en présence d'une magistrate instructrice suédoise. "Nul n'est au-dessus de la loi, pas même quand on s'appelle Julian Assange", a lancé Elisabeth Massi Fritz à la presse à Stockholm. Son plus grand souci, c'est le risque d'extradition aux États-Unis en raison de son travail journalistique.

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