Facebook restreint l'utilisation de sa plateforme Live

Après Christchurch Facebook promet des restrictions pour sa plateforme Live

Media Après Christchurch Facebook promet des restrictions pour sa plateforme Live

Facebook n'a pas précisé quels types d'infractions étaient concernés ni combien de temps les suspensions dureraient mais une porte-parole a précisé qu'il n'aurait pas été possible pour l'auteur de la tuerie de Christchurch d'utiliser Facebook Live en vertu des nouvelle règles.

La rencontre de Paris, suite aux attaques terroristes mortelles de Christchurch du 15 mars 2019 contre la communauté musulmane néo-zélandaise, vise à sensibiliser le grand public et à mobiliser les pouvoirs publics et les grandes compagnies du secteur privé actives dans les réseaux sociaux, contre toutes les formes d'idéologies extrémistes et violentes. "Nous avons été très impressionnés par la façon dont ils ont travaillé en profondeur et rapidement", a-t-il dit à des journalistes. Ainsi, toute personne qui enfreindra ses règles les plus sensibles se verra interdire l'utilisation de Facebook Live pour une période déterminée - 30 jours par exemple - à compter de sa première infraction.

Ces annonces coïncident avec le lancement mercredi à Paris d'un "appel de Christchurch" contre l'extrémisme en ligne, par le président français Emmanuel Macron et Jacinda Ardern, la première ministre néo-zélandaise, en présence d'autres dirigeants, chefs d'Etat et patrons du numérique. "Et, dans certains cas, nous les excluions de notre plateforme, en raison de violations mineures répétées ou, dans des cas plus rares, à cause d'une unique violation flagrante (comme par exemple l'utilisation d'une image de propagande terroriste comme photo de profil ou le partage d'images d'exploitation infantile)". Facebook prévoit aussi dans les semaines à venir d'empêcher ces contrevenants de passer des publicités sur le réseau.

Facebook prévoit en outre des partenariats avec les universités américaines du Maryland, de Cornell et de Berkeley afin d'améliorer la détection de manipulation de contenus et d'empêcher la prolifération de variations d'une même vidéo ayant fait l'objet d'une mesure de retrait.

De plus, le groupe a répété qu'il avait été confronté, dans le cas de Christchurch, a un défi technique: ses systèmes ont eu du mal à identifier les différentes versions et montages des images issues de la vidéo originale.

Leur préoccupation commune? "Demander aux pays et aux grandes entreprises du numérique d'agir contre le terrorisme et l'extrémisme violent en ligne", explique l'Élysée. M. Macron a convié à dîner quelque 180 responsables du monde numérique.

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