L'opposition travailliste rompt les négociations avec le gouvernement — Brexit

BREXIT MAY NE SIGNERA PAS D'ACCORD DOUANIER PERMANENT

Theresa May présentera un projet de Brexit début juin

La perspective de le voir à Downing Street, soutenu par Nigel Farage, leader du Parti du Brexit qui caracole en tête des intentions de vote pour les élections européennes, est un "cauchemar" pour l'Ecosse, a déclaré la Première ministre écossaise Nicola Sturgeon.

Le chef du parti travailliste, Jeremy Corbyn, a rompu vendredi les pourparlers avec le gouvernement britannique, entamés début avril dans le but de trouver une solution politique sur le Brexit.

Mais ce scénario semble peu probable: l'accord conclu entre Bruxelles et Theresa May a déjà été retoqué à trois reprises par les députés.

Theresa May, le 13 mai 2019.

En attendant, les partisans d'un Brexit sans accord entre Londres et Bruxelles continuent de gagner des points, à moins de dix jours des élections européennes. Le gouvernement britannique a néanmoins admis que les députés devront siéger si un accord n'était pas adopté avec le 30 juin. Cette dernière avait promis de céder sa place dès que le traité de retrait serait approuvé: mais au sein de parti, certains demandent qu'elle fixe déjà la date de son départ. Mais dès mardi, le Labour avait jugé peu "crédible" cette annonce, du fait de la perte d'autorité de la cheffe conservatrice. Elle devrait déposer le projet de loi en question la semaine du 3 juin. Jeudi, elle a été sommée au cours d'une réunion avec le "comité 1922", responsable de l'organisation des Tories, de "convenir" dès juin "d'un calendrier pour l'élection d'un nouveau chef du parti conservateur", selon le président du comité Graham Brady.

Theresa May a elle imputé l'échec des négociations à l'absence de "position commune" parmi les travaillistes.

Mais "la fin de Theresa May ne veut pas nécessairement dire la fin de son accord sur le Brexit", a souligné Simon Usherwood, politologue de l'Université de Surrey. Jeremy Corbyn abandonne les négociations avec Theresa May sur la façon de mettre en oeuvre le Brexit. "C'est encore le seul plan auquel l'UE a souscrit et rien n'indique que l'UE voudra renégocier avec un nouveau Premier ministre".

"La crainte pour les cambistes est que cela signifie que l'option d'une sortie sans accord est de retour sur la table", a poursuivi M. Lawler.

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