Pour Poutine, Trump veut vraiment relancer les relations russo-américaines

Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo embarque dans son avion le 9 mai 2019 à l'aéroport de Londres StanstedPlus

Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo embarque dans son avion le 9 mai 2019 à l'aéroport de Londres StanstedPlus

Lors de leur rencontre à Sotchi, Vladimir Poutine et Mike Pompeo ont eu une "discussion très ouverte" sur la situation au Venezuela mais n'ont pas évoqué le sort de Nicolas Maduro, selon le conseiller du Président russe.

Le Pentagone qui accuse l'Iran de projeter des "attaques" contre les intérêts américains au Moyen-Orient, a envoyé dans cette région, un porte-avions, un navire de guerre, des bombardiers B-52 et des missiles Patriot. Il s'est rendu à la place lundi à Bruxelles discuter de l'Iran avec des responsables européens convaincus, comme la Russie, de la nécessité de conserver l'accord nucléaire conclu avec Téhéran.

"Si nous devions le faire, nous enverrions beaucoup plus d'hommes que ça", a-t-il ajouté.

Ce plan, qui n'en est qu'à un stade préliminaire selon le journal, n'appelle pas à une invasion terrestre et le chiffre évoqué est le plus élevé de la fourchette envisagée, précise le New York Times.

"J'espère que le bon sens va l'emporter", a plaidé de son côté Sergueï Lavrov. Les tensions vont croissant depuis le retrait des Etats-Unis de l'accord sur le nucléaire iranien l'an dernier, et la réimposition de lourdes sanctions.

La crainte d'une escalade dans le Golfe a été alimentée ces derniers jours par de mystérieux "actes de sabotage" contre quatre navires de commerce, dont deux tankers saoudiens, même si aucun lien n'a été établi officiellement. Alors que le chef de la diplomatie américaine a assuré mardi en Russie ne pas vouloir de guerre avec l'Iran, le Kremlin s'est inquiété, ce mercredi, de " l'escalade des tensions ".

La suspension récente des Etats-Unis, imités par la Russie, de leur participation à un traité de la Guerre froide interdisant les missiles sol-sol d'une portée de 500 à 5.500 km a fait craindre le retour à une course aux armements, d'autant que Vladimir Poutine a multiplié ces derniers mois les déclarations sur les capacités des nouvelles armes russes. "Nous avons des divergences (.) mais nous n'avons pas à être des adversaires sur tous les sujets".

La Russie et les Etats-Unis ont des intérêts communs en termes de maintien de la stabilité stratégique, de non-prolifération des armes de destruction massive, de résolution des crises régionales, de lutte contre le crime organisé, de résolution des problèmes environnementaux, de lutte contre la pauvreté et de partenariat économique, a déclaré le président russe. Il a salué le rapport du procureur spécial Robert Mueller comme une enquête "assez objective" car ayant conclu à l'absence de collusion, sans mentionner le fait que le rapport a établi une ingérence en 2016, ce que la Russie a toujours démenti.

"Les ingérences dans les élections américaines sont inacceptables", a martelé Mike Pompeo, qui avait estimé fin avril que Moscou continuerait de s'ingérer aux Etats-Unis pendant des décennies. Trump a dit lundi qu'il projetait de voir Poutine en marge du sommet du G20 à Osaka (Japon) en juin. Si la Russie s'ingère dans la présidentielle de 2020, "cela aggraverait encore notre relation", a lancé M. Pompeo, demandant à la Russie de "démontrer que ce type d'activités appartient au passé".

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