La tension monte avant l'arrêt des soins — Vincent Lambert

Arrêt des soins de Vincent Lambert un recours des parents rejeté par le tribunal administratif

La tension monte avant l'arrêt des soins — Vincent Lambert

"Il y a plusieurs établissements spécialisés qui ont indiqué qu'ils pouvaient recevoir d'un point de vue matériel Vincent Lambert et moi je suis plutôt favorable à cette possibilité", a-t-il ajouté. Jusqu'au bout, les parents de Vincent Lambert, 42 ans aujourd'hui, en état végétatif depuis dix ans suite à un accident de la route survenu en septembre 2008, useront de tous les recours possibles pour conserver leur fils en vie.

"Monsieur le Président, Vincent Lambert mourra privé d'hydratation dans la semaine du 20 mai si vous ne faites rien et vous êtes le dernier et le seul à pouvoir intervenir", écrivent Jean Paillot et Jérôme Triomphe, avocats des parents et frère et sœur opposés à l'arrêt des traitements.

Enfin, ce dimanche, ils ont fait savoir, par le biais de leurs avocats, qu'ils allaient déposer de "nouveaux recours" sans préciser devant quelle juridiction. "Je suis très inquiet qu'on utilise le cas de Vincent Lambert pour légaliser l'euthanasie ", a confié David, 49 ans, de Châlons-en-Champagne.

"Ô Eternel, ne leur pardonne pas car ils savent ce qu'ils font", "Je suis Vincent Lambert", pouvait-on lire sur les pancartes de ce rassemblement à l'appel des parents de Vincent Lambert, Pierre, 90 ans, et Viviane, 73 ans, fervents catholiques, avec l'association "Je soutiens Vincent".

Les avocats se sont alors tournés samedi vers le président de la République, qui n'a pas répondu pour l'heure, et annoncé qu'ils déposeraient trois "nouveaux recours" lundi, sans plus de précisions. "Nous devrions retenir l'avis du Comité des droits des personnes handicapées".

Sur le plan judiciaire, le Défenseur des droits, saisi par les parents de Vincent Lambert pour faire respecter la demande onusienne de suspendre la procédure d'arrêt des soins, a estimé vendredi 17 mai qu'il ne lui appartenait pas de résoudre l'"éventuel conflit de normes" entre les décisions de justice nationale. La France répète de son côté que ces mesures conservatoires "sont dépourvues de caractère contraignant" et met en avant le "droit du patient à ne pas subir d'obstination déraisonnable". "Si on avait une loi bien faite, nous n'en serions pas là". Le groupe bioéthique de la CEF s'interroge dans un communiqué: "Pourquoi cette précipitation pour le conduire vers la mort?". Les évêques déplorent que le gouvernement veuille passer outre l'avis du CIDPH qui recommande la suspension de décision d'arrêt des soins. Ces derniers avançaient que la condition médicale de Vincent Lambert "n'appelle aucune mesure d'urgence" et qu'"il existe en France des structures pouvant l'accueillir jusqu'à sa disparition si le maintien au CHU de Reims s'avérait impossible pour des raisons autres que relevant de la simple technique médicale".

"Vincent Lambert doit être hospitalisé dans une clinique propre à recevoir des patients comme lui", estime Bruno, 63 ans, médecin neurologue à Lille et Paris. L'accès à sa chambre d'hôpital est strictement contrôlé, autorisé à quinze membres de sa famille et à l'équipe médicale.

Le médecin a prévenu la famille que l'arrêt des soins interviendrait "la semaine du 20 mai".

Dernières nouvelles