Macron s'adresse aux derniers "gilets jaunes" : "Nous avons fait notre part"

Les forces de l'ordre sont en nombre

Les forces de l’ordre sont en nombre. Crédit

Un événement qui réunira les chefs d'état des sept principales puissances et va aussi drainer plus de 15 000 personnes (officiels, services de sécurité, journalistes...) vers le littoral. Dans la foulée, Emmanuel Macron est revenu sur les affaires judiciaires du Rassemblement national: "On a plus parlé de lui pour des affaires d'assistants [parlementaires] que pour des réussites politiques".

Lors du déjeuner, le chef de l'Etat devait "échanger avec les parties prenantes" du G7, dont les maires de Biarritz Michel Veunac, d'Anglet Claude Olive, et de Bayonne Jean-René Etchegaray, ainsi qu'avec le président du Conseil départemental des Pyrénées-Atlantiques Jean-Jacques Lasserre et des parlementaires.

"Il y a cinq ans il a été le grand gagnant, il ne faut pas l'oublier, et nous n'avons pas offert au reste de l'Europe le plus beau des visages", a poursuivi M. Macron.

Le déplacement d'Emmanuel Macron intervient alors que la tête de liste de la liste de la majorité aux Européennes, Nathalie Loiseau, effectuera vendredi une visite dans les Pyrénées-Atlantiques, où elle doit visiter plusieurs entreprises. Pour le président si les "les extrêmes, les partis nationalistes partout en Europe montent [c'est] parce que nous sommes bousculés par de grands changements, des inquiétudes".

Le Rassemblement national n'a pas été la seule cible de la journée d'Emmanuel Macron. Le chef de l'Etat ne trouve ainsi pas sensé le fait de voir encore des manifestants dans la rue le samedi après-midi: "La démocratie, cela ne se joue pas le samedi après-midi". "Il y en aura ensuite chaque année sur les sujets locaux, puis il y aura des élections présidentielle et législatives", a dit Emmanuel Macron en appelant "tout le monde au calme" à l'approche de l'élection européenne du 26 mai. "Nous avons fait notre part de travail, maintenant chacun doit aller voter aux élections et, quand il porte des idées, se présenter aux élections", a-t-il souligné, estimant qu'il avait "apporté des réponses aux Françaises et aux Français sur ce qui avait conduit à ce mouvement".

"Il y a trop de violence dans notre société", déplore-t-il. "Il n'y a plus de débouchés politiques", prévient le président.

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