La justice ordonne la reprise des traitements

Jordan Bardella

Jordan Bardella tête de liste du Rassemblement national aux Européennes le 9 février 2019 à Saint-Ebremond-de-Bonfosse

Depuis 2013, les parents de Vincent Lambert mènent une bataille juridique contre l'épouse de leur fils, son neveu François et six des frères et sœurs du patient qui veulent que cet "acharnement thérapeutique" stoppe. La presse étrangère rappelle les débats qu'a provoqués son cas dans le pays tout entier. Le moment est à la dignité, à l'accompagnement, c'est le temps de l'accompagnement et de l'amour ", a-t-elle estimé, avant d'ajouter: " Chacun peut avoir son opinion et ses propres convictions et que la liberté de Vincent n'entrave en rien la liberté des autres, et surtout qu'on nous laisse dans la discrétion maintenant. Ou quand depuis 10 ans qu'un terrible accident de la route a plongé Vincent Lambert dans un état végétatif, le tragique le dispute à l'éthique. Après une décision du Conseil d'Etat et de la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH), les médecins ont commencé, lundi, à arrêter les soins qui lui étaient prodigués. "Il devrait mettre deux à quatre jours à mourir", informe The Times.

Voilà les images diffusées, ce jour, par Valeurs actuelles sur Youtube. Son neveu François a lui, au contraire, dénoncé "du sadisme pur".

Pour son avocat, M Gérard Chemla, " au lieu d'aller vers le recueillement et la sérénité qu'impose le deuil, on se retrouve de nouveau dans une situation d'acharnement judiciaire et médiatique ".

Les parents, Viviane et Pierre, 90 ans, estiment que leur fils est handicapé et doit être transféré dans un établissement spécialisé. "Ils avaient organisé, dimanche, un rassemblement pour dénoncer une " euthanasie déguisée ". "Nous avons gagné!", exultent les avocats des parents, Mes Jean Paillot et Jérôme Triomphe.

Le CDPH, comité de l'ONU, avait demandé à la France de surseoir à l'arrêt des traitements dans l'attente d'un examen du dossier sur le fond, mais la France considérait que la suspension de l'arrêt des traitements préconisée par le CIDPH "est dépourvue de caractère contraignant", mettant en avant le "droit du patient à ne pas subir d'obstination déraisonnable".

Le Dr Sanchez, "en violation de tous ses devoirs et de ce qu'il avait laissé croire, vient d'annoncer à la famille qu'il avait initié le processus de mort sans préavis, sans tenir compte des recours, sans tenir compte des mesures provisoires".

Et le chef d'Etat de conclure, en raison de l'encadrement légal: "Je n'ai pas à m'immiscer dans la décision de soin et de droit qui a été prise dans le cas de Vincent Lambert".

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