L'UFC - Que Choisir alerte sur les produits à base de soja

Perturbateurs endocriniens et produits à base de soja : l’alerte de l’UFC-Que Choisir

L'association de défense des consommateurs rappelle que c'est aussi"le cumul de produits à base de soja"qui pose problème PIxabay

Après des tests conduits en laboratoire, l'UFC-Que choisir alerte sur des teneurs " préoccupantes en phytoestrogènes " dans des produits à base de soja. En cause: leur teneur trop élevée en isoflavones, des phytoestrogènes "fortement suspectés d'être des perturbateurs endocriniens". Mais tout ceci ne serait qu'apparence car comme le rappelle l'UFC-Que choisir, " le soja est aussi une source importante de phytoestrogènes (appelés isoflavones dans le cas du soja). Ces substances, dont la structure moléculaire est proche d'une hormone naturelle du corps humain, pourraient être des perturbateurs endocriniens et favoriser certains cancers, voire agir sur le fœtus, le jeune enfant ou la fertilité.

Au total, ce sont pus de 50 produits à base de soja, de plus en plus présents dans les assiettes des Français, qui inquiètent l'association: plats préparés, biscuits, desserts, boissons... "Les résultats sont particulièrement préoccupants", affirme l'association dans un communiqué. "Enfin, le " yaourt " végétal Nature soja d'Alpro représente une fois et demie l'apport maximal pour un enfant et suffit à couvrir 75 % de celui d'un adulte". " Un verre de la boisson au soja 'Sud-Ouest nature' de la marque Cereal Bio apporte à lui seul près de 150% de la dose maximale admissible pour un adulte". Et record, une seule poignée de graines de soja toastées pour apéritif " Soya party nature " de Soy, renferme plus de 5 fois la dose maximale!

Les protéines de soja, bon marché, sont ajoutées par les fabricants dans certaines boulettes de viande. Elle relève des dépassements de la dose maximale admissible, ou bien encore une présence dans des produits à base de viande, les protéines de soja étant bon marché. Les teneurs les plus élevées ont été trouvées dans les boulettes "au bœuf " de chez Auchan, Leader Price et Leclerc ". Elle demande également à la répression des fraudes (DGCCRF) de " rendre obligatoires sur l'étiquetage les teneurs en phytoestrogènes présentes dans les produits, ainsi qu'une mention sur les restrictions à la consommation pour les enfants et les femmes enceintes ". L'association recommande "de ne pas consommer plus d'une portion de produit à base de soja par jour", et de les éviter complètement chez les enfants de moins de trois ans et les femmes enceintes.

Déjà en 2005, un avis de l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) sur la sécurité et les bénéfices des phytoestrogènes apportés par l'alimentation, avait incité à la prudence et souligné la nécessité de bénéficier de nouvelles données dans ce domaine et d'améliorer l'information de la population.

L'association a saisi l'Anses pour qu'elle " réévalue le niveau de risque pour les consommateurs et, si nécessaire, définisse des doses maximales d'application obligatoires ".

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