Consommer des aliments ultra-transformés, une pratique à risque ?

L'ALSACE

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Leur point commun: prévenir du pouvoir addictif et délétère de ces "aliments ultra-transformés".

► Qu'entend-on par " aliments ultra-transformés "?

La nouvelle étude française de l'Inserm dirigée par le Dr Mathilde Touvier porte sur plus de 100 000 participants, en majorité des femmes, participant à l'étude NutriNet-Santé (suivis entre 2009 et 2018, sur six ans maximum).

Les aliments sont considérés ultra-transformés quand ils ont subi des procédés industriels de transformation (huile hydrogénée, amidon modifié, etc.) et contiennent de nombreux ingrédients, notamment des additifs. Les plats prêts à réchauffer, sodas sucrés, saucisses, soupes en poudre, snacks reconstitués avec additifs sont parmi les nourritures nocives pour la santé. " D'ailleurs, nos résultats montrent que la moins bonne qualité nutritionnelle globale des aliments ultra-transformés ne serait pas le seul facteur responsable de ces maladies", poursuit-elle. S'y ajoutent des contaminants provenant des emballages et des contenants en plastique. Ce type d'aliments représente plus de la moitié des apports énergétiques dans de nombreux pays occidentaux, selon l'Inserm. Les chercheurs ont par ailleurs tenu compte de facteurs sociodémographiques et comportementaux (âge, sexe, tabagisme, consommation d'alcool, niveau d'étude, activité physique), ainsi que le poids, la présence de troubles métaboliques et les antécédents familiaux. Cette étude ne démontre pas toutefois un lien direct entre la consommation de ces plats industriels et l'augmentation des risques cardiovasculaires. Dans la première étude, des chercheurs basés en France et au Brésil ont évalué les associations potentielles entre les aliments ultra-transformés et le risque de maladies cardiovasculaires et cérébrovasculaires (affectant l'approvisionnement en sang du cœur et du cerveau).

Les aliments ultra-transformés tels que les céréales ou les saucissons semblent détériorer la santé de ceux qui les consomment, a révélé une étude menée pendant dix ans auprès de 20.000 personnes. D'après l'étude espagnole, en manger plus de quatre portions par jour est associé à un risque accru de mortalité, toutes causes confondues, de 62% comparativement à une consommation de moins de deux portions quotidiennes. Les résultats ont montré qu'une augmentation absolue de 10% de la proportion d'aliments ultra-transformés dans le régime était associée à des taux significativement plus élevés de maladies cardiovasculaires globales, de maladies coronariennes et de maladies cérébrovasculaires (augmentation de 12%, 13% et 11% respectivement).

Une étude américaine récente relevait aussi une association entre aliments ultra-transformés et risque plus élevé de mortalité de toutes causes avec un échantillon représentatif d'adultes américains.

Soda, confiseries, barres chocolatées, plats préparés... les aliments ultra-transformés ont déjà une réputation - méritée - de produits néfastes pour notre santé. "C'est la consommation régulière qui importe ", souligne le Dr Mathilde Touvier qui, comme ses collègues, prône la consommation d'aliments bruts (légumes, fruits, poisson, lentilles, noix.).

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