Renault reste "ouvert" à l'idée d'une intégration avec Nissan — Automobile

Le ministre français de l'Economie Bruno Le Maire. REUTERS  Philippe Wojazer

Le ministre français de l'Economie Bruno Le Maire. REUTERS Philippe Wojazer

L'offre améliorée, qui doit encore être formalisée et acceptée, prévoit également d'installer le siège social des activités opérationnelles du groupe fusionné en France et d'accorder à l'État français un siège à son conseil d'administration, ont dit dimanche à Reuters deux sources au fait du dossier.

Après plusieurs séances de travail informelles tout au long de la semaine, les administrateurs de Renault vont se réunir pour décider d'ouvrir ou non des discussions avec le constructeur italo-américain. C'est ce qu'affirme le site internet des Échos, citant des sources dans " l'entourage " de FCA. Dans "Libé", on vous explique pourquoi la fusion a toutes les chances de se faire.

Le groupe, qui pèserait plus de 30 milliards d'euros en bourse, produirait 8,7 millions de véhicules par an.

La nouvelle entité serait détenue à 50% par les actionnaires du constructeur italo-américain et à 50% par ceux de Renault et serait cotée à Paris, New York et Milan.

John Elkann, petit-fils de Gianni Agnelli, l'emblématique président de Fiat, et actuel président de FCA, serait pressenti pour devenir président de la nouvelle entité, tandis que Jean-Dominique Senard, actuel président de Renault, deviendrait président exécutif.

Ce projet complique un peu plus la position du directeur général de Nissan, Hiroto Saikawa, déjà fragilisé par les mauvaises performances financières du groupe et par ses relations tendues avec Renault depuis que le constructeur japonais a déclenché en novembre la disgrâce de l'ancien homme fort de l'alliance, Carlos Ghosn.

Ce projet "est une réelle opportunité pour Renault et pour l'industrie automobile française", a déclaré vendredi à l'AFP le ministre français de l'Economie Bruno Le Maire.

Entre Renault et Jeep c'est un retour vers le futur.

Depuis lundi, des voix se sont élevées pour mettre en doute la réalité de ces synergies ou critiquer un rapprochement qui ne valoriserait pas suffisamment le groupe Renault ou ferait peser des menaces sur l'emploi.

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